ARTILLERIE
D. Luis Maestrb, directeur général.
1" section d'artillerie de Navarre, colonel Pérès Guzman
2 batteries.
2 e section d'artillerie de Navarre, colonel Reyero.
1 batterie de montagne Batterie n° 1, colonel Rodriguez.
— n° 2, colonel Brea.
— n° 3, commandant Ibarra.
— n° 4, colonel Vêlez.
Batterie n° 5, commandant Ibarra.
— n° 6, commandant Torrès.
Génie.
1 bataillon attaché au quartier général * .
Le total de ces forces s'élevait environ au chiffre de 38,000 hommes, 3,000 chevaux et 81 pièces de canon : c'était la moitié à peine des troupes dont disposait l'ennemi ; mais cette petite armée composée de troupes aguerries et enthousiastes, maîtres de positions habilement fortifiées, présentait un noyau de résistance des plus solides.
Depuis le mois de septembre, le génie carliste avait tracé au sud, à Test et au nord d'Estel la, une série de tranchées dont l'étendue ne comptait pas moins^de 40 kilomètres. Ces tranchées, larges d'environ 60 centimètres, longues de 30 à 50 mètres, étaient tracées de manière à battre tous les accidents du terrain environnant.
Présentant, la plupart du temps, la forme d'un demicercle, elles ne pouvaient être enfilées par l'artillerie . L'épaisseur du parapet les rendait propres à résister au
* * On pourra remarquer que ce tableau diffère légèrement de celui que nous avons donné dans la première partie de cet ouvrage, page i09. Notre premier tableau fournit le total général des forces carlistes, garnisons comprises. — Celui que nous imprimons cidessus est celui de l'armée massée, en janvier 1875, à Tolosa, Estella et au Carrascal, dite armée d'opérations.
ET L'ESPAGNE CARLISTE 12i
canon et certaines présentaient même des embrasures prêtes à recevoir de petites pièces de campagne.
La ligne des tranchées carlistes partait de Estaba, à 15 kilomètres au nord-est de Tafalla et passait par Lerga, Amatriain, Guardalain, Maquirriain, Sansoain, Benegorri, Sansonain, Garinoain, Barasoain, Mendivil, Solihaga, Oriain, Unzue, Tiébas, Biurrun, Muruarte, Tirapu, Olcoz, Ànorbe, Enerin, Muruzabal, Obanos, Puente la Reina, Maneru, Cirauqui, Lorca, Arandigoyen, Villatuerta, Morentin et Allô.
Le 22 janvier au matin, Alphonse Xll avait quitté, à Tudela, la voie ferrée et s'était rendu à cheval à Peralta de Navarra, où le général La Serna lui avait présenté Tannée.
On avait réuni pour la circonstance environ 45,000 hommes comprenant les troupes du 2 e corps (Primo de Rivera) et une partie du 1 er (Morionès).
Les troupes étaient établies sur le plateau de la Venta de San Miguel, face au nord % sur deux lignes.
La première ligne (1 er corps) était disposée par bataillons serrés en masse à intervalle de déploiement dans l'ordre naturel des divisions avec la cavalerie et l'artillerie dans les intervalles. Cette ligne détachait en avant de son front une ligne de petits postes et de grand'gardes, comme si l'ennemi eût été présent.
En arrière du 1 er corps était le corps Rivera, ayant ses bataillons en colonne serrée, à intervalles de compagnies, avec l'artillerie et la cavalerie entre les divisions.
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Après la revue , il y eut conseil de guerre chez le prince.
11 fut décidé que le 1 er corps, appuyant à Test, se dirigerait vers Pampelune en tournant complètement le Carrascal ; que, pendant l'exécution de ce mouvement, la division Despujols maintiendrait l'ennemi dans ses positions d'Unzue, Buirrun, Anorbe, par des démonstrations continues sur le centre de cette ligne ; qu'enfin le V corps profiterait de Terreur de l'ennemi qui ne pouvait manquer de croire à une attaque de front du Carrascal, pour gagner par Mendigorria et Larraga, le mont Esquinza, Oteiza, Lacar, Lorca et Murillo.
Le 1" corps, après avoir atteint Monreal le 1 er février et le 2 Pampelune, devait se trouver le même jour, 2 février, à Astrain, et le 3 au matin, à Puente la Reina.
Le 30 janvier, au soir, les deux corps de l'armée du Nord et la division Despujols étaient cantonnés aux endroits ci-dessous :
Le 1 er corps à Saint-Martin de Unz;
Le 2 e corps à Tafallà, une division à Lerin.
La division Despujols à Artajona avec une brigade au Pueyo.
Le 31, le gros du 1 er corps commença son mouvement, il atteignait Estaba, entrait le 1 er février à Sadra, point en avant duquel la division Catalan eut un engagement avec quelques bataillons carlistes aux ordres du colonel Rosas, traversait le 2 au matin Noain et arrivait le même jour en vue de Pampelune.
La garnison s'attendait si peu à être secourue qu'elle envoya deux obus à l'escadron du régiment de Lusitanie, qui était à la pointe d'avant-garde : on finit pourtant par se reconnaître, et le 1 er corps pénétra l'après-midi dans la place.
C'était le 2 février.
Pendant qu'à l'est le général Morionès accomplissait avec autant de bonheur son mouvement autour du Carrascal, au sud la division Despujols, le 2 e corps et les carlistes n'étaient point restés inactifs.
Le 1 er février au matin, le 2* corps quittait Tafalla dans la direction de Larraga ; il bivaqua le soir même au croisé des routes Artajana-Peralta, Larraga-Tafalla, Alphonse Xll et le quartier général de l'armée étant à Artajona. Ce même jour, la division Despujols fit sur les villages d'Anorbe et d'Olcoz une démonstration offensive qui obligea le général Mendiri à lui opposer 3 bataillons et 1 batterie ; mais Despujols qui ne voulait point s'engager, battit immédiatement en retraite. Perula attaqua alors son arrière-garde et lui tua une centaine d'hommes. L'insistance des démonstrations de Despujols maintenait les carlistes dans l'idée que c'était aux positions du Carrascal qu'en voulait sérieusement l'ennemi : il ne devait point tarder à connaître la vérité. Néanmoins, le 2 encore, la division Despujols eut avec les troupes d'Anorbe un engagement d'artillerie où, de part et d'autre, on perdit peu de monde. C'était, du reste, la dernière tentative du général
m DON CARLOS VII
républicain pour maintenir l'armée royale à Test de l'Arga.
En effet, ce jour même entre minuit et une heure du matin, le 2 e corps avait franchi l'Arga sur un pont de bateaux entre Larraga et Mendigorria, et s'était porté de là en trois colonnes d'une division chacune dans la direction d'Estella.
Surpris par cette brusque attaque, le brigadier Argonz qui couvrait Estella avec quelques bataillons à peine, envoya immédiatement prévenir le général Mendiri qu'il lui était impossible de tenir devant des forces dix fois supérieures, et qu'il demandait avec urgence des secours.
Sa position était critique.
En effet, la 1" division du corps de Rivera, général Portilla, s'était portée à l'attaque du mont Esquinza, et, après un combat sans importance, avait pu s'y établir : au sud et à gauche, la 3 e division, général Tassara, était entrée à Oteiza et avait lancé une brigade à Muniain sur la rive droite de l'Ega, enfin la 2 e division, général Fajardo, avait d'abord emporté Lorca, sur la route de Puente la Reina à Estella, et de là, franchissant la route, s'était également rendue maître du village de Lacar qui domine Lorca à 1,800 mètres environ au nord. La route d'Estella à Puente la Reina était donc coupée.
Le général Fajardo avait ordre d'occuper non-seulement Lacar et Lorca, mais aussi le village de Murillo, à \ kilomètre à l'ouest de Lacar : on ne sait pourquoi il n'exécuta point ces ordres, car les carlistes étaient en
trop petit nombre pour opposer une résistance efficace. Il se contenta donc d'établir à Lacar la brigade Barges (régiments de Valence et des Àsturies) et à Lorca la brigade Fierjol (régiments de Gerone et de Léon) avec deux pièces de canon et le régiment des hussards de Pavie.
A Anorbe, ce même jour 2 février, le général en chef de l'armée carliste recevait presque à la mftme heure la nouvelle de l'entrée àPampelune du général Morionès, et celle de la prise par le 2* corps des positions d'Oteiza, Esquinza, Lorca et Lacar. Dès lors sa position au Carrascal n'avait plus de raison d'être, et il se décida à la retraite.
Un moment, il eut la pensée de se lancer à la poursuite de Morionès ou tout au moins de l'attendre à sa sortie de Pampelune ; mais les ordres du roi étaient formels. Il ne restait à Estella que 10 ou 12 bataillons; Mendiri se retira donc par Puente la Reina, Maneru et Cirauqui, dans la montagne au nord de Lacar et d'Àlloz, exécutant devant la brigade Barges une marche de flanc des plus périlleuses, et que celle-ci, plus audacieuse, eût pu changer en désastre.
Dès quatre heures du soir, dit un témoin oculaire, on voyait des hauteurs de San Cristobal * les bataillons carlistes arrivant de Puente la Reina, quitter à Cirauqui la grande route d'Estella que la division Fajardo leur
1 Des hauteurs du mont Esquinza.
coupait à Lorca et s'enfoncer dans la montagne par un chemin de traverse.
Le spectacle de cette longue colonne cheminant lentement et disparaissant avec le jour dans un pays qui paraissait désert, abandonnant des positions où elle avait peut-être rêvé la victoire, était bien fait pour éveiller des idées de sympathie .mélancolique dans le cœur de ceux qui ont appris à connaître toute l'amertume de la retraite.
Toute la nuit se passa à exécuter ces mouvements.
Un fait incompréhensible fut l'inaction du corps Primo de Rivera pendant ces vingt-quatre heures : on n'avait, . il est vrai, aucune nouvelle de Morionès qui eût dû être le 2 à Astrain et le 3 au matin à Puente la Reina, et qui n'arriva dans cette dernière ville que plus tard dans - l'après-midi. Il semble pourtant que si, appelant à lui la division Despujols, le 2 e corps avait pris dès le 3 au matin une vigoureuse offensive sur Villatuerta, Murillo, Montalvan et Zabàl, la victoire eût dû rester aux troupes libérales.
Le 3 février, de grand matin, comme le prince Alphonse se promenait à San Cristobal au milieu des feux de bivac à demi-éteints, un petit parti carliste venant de Cirauqui ouvrit sur l'Ermitage un feu nourri qui tua 12 hommes et 1 colonel d'infanterie : le jeune roi dut se réfugier dans l'église pour éviter un danger où il eût pu laisser inutilement la vie. Déjà la veille il avait couru un péril semblable, et l'existence des camps lui apparaissait sous un jour assez peu favorable.
Cependant cette même journée du 3 devait voir de grands événements.
Don Carlos n'avait pas vu sans inquiétude la possession de l'ennemi des villages de Lorca, c'est-à-dire l'interception de la route Estella-Puente la Reina. Le 2 au soir il s'était rendu à Cirauqui, et avait reçu, en ce village même, communication des nouvelles apportées par un parti de cavaliers royaux détachés dans la journée vers Astrain
Ces cavaliers signalèrent l'entrée de Morionès dans Pampelune, en indiquant qu'il' ne leur paraissait guère possible que le général alphonsiste pût être à Puente avant le 3 au soir ou peut-être le 4.
Le roi décida alors de profiter de l'éloighement momentané du 1 er corps pour tenter, par une attaque énergique et rapidement menée, de reprendre Lacar et Lorca c'est-à-dire ses communications avec Puente La Reina.
Le 3 au matin, des espions envoyés à Lacar annoncèrent que la brigade Barges, dans la plus grande sécurité, ne songeait nullement à être attaquée. Elle ne se gardait point et n'avait même pas un cordon de sûreté autour du village.
Le général Mendiri, après en avoir conféré avec le roi, résolut donc d'attaquer le jour même Lacar, tandis que, au sud, le brigadier Argonz ferait une démonstration sur Muniain et Oteiza. Quittant vers onze heures du matin, les défilés du GuisguiMano au nord de Garisoain, le général carliste, à la tête de 12 bataillons et 5 escadrons, arrive vers trois heures à environ 1200 mè-
très de Lacar, défilé dans des bois taillis et les pentes septentrionales du pic d'Alloz. A quatre heures et demie, la vaillante troupe fractionnée en quatre colonnes commandées par Perula, Velluerca, Ituralde et Caverô s'élançait sur Lacar et y entrait sans résistance.
La brigade Barges, surprise, payait cher sa fatale sécurité.
Les armes étaient en faisceaux; sur la place de l'église, un rassemblement du régiment de Valence dansait le fandango, comme si Ton eût été à vingt lieues de l'ennemi. Il se fît un grand massacre de ces danseurs dont beaucoup cependant prirent à temps la fuite sans essayer de résister. Malgrér l'énergie de son général, blessé dès le premier moment, la brigade alphonsiste entière, au bout d'une demi-heure de lutte, ou plutôt sans lutte, fuyait vers Lorca, jetant ses armes, ses bagages, et jusqu'aux espadrilles pour mieux courir.
Cette masse de fuyards arriva ainsi à Lorca au moment où la brigade Fierjol, ayant à sa tête le général de division Fajardo, se portait au secours de Lacar. Mais cette brigade est impuissante à arrêter ce torrent d'hommes affolés par la panique ; elle est entourée elle-même au bout de quelques instants, et toute la division Fajardo traverse Lorca à la course, remonte éperdue les pentes du mont Esquinza, et ne s'arrête que sur le plateau au milieu des troupes de la l re division.
Pendant ce temps le générai Fajardo, resté avec 40 braves dans Lorca, essayait une résistance désespérée, quand une charge du régiment de Pavie et de
3 compagnies de chasseurs de Cuidad Rodrigo parvinrent à maintenir les royalistes sur la route aux abords du village.
Les carlistes qui n'avaient, pour ainsi dire, perdu personne, firent à Lacar300 prisonniers, prirent 2,000 fusils, 3 canons Plasencia, 15 fourgons d'artillerie remplis de munitions, des milliers de cartouches et tous les bagages de la brigade Barges.
Au sud, l'attaque du brigadier Argonz avait moins bien réussi : il était parvenu cependant à refouler les alphonsistes vers Oteiza.
Au quartier général, la panique avait été grande.
A cinq heures et demie, le jeune prince Alphonse était monté à cheval, et, escorté de deux escadrons de cavalerie, était parti pour Larraga. On croyait tout perdu, et l'ordre de retraite fut immédiatement donné. On accusait tout haut le général Morionès de négligence quand, en somme, il demeurait le seul qui eût exactement rempli sa tâche. En réalité, c'était la division Fajardo qui, par une incroyable incurie, avait mis à rfen les succès des trois premiers jours. Lacar était bien un grand succès pour les carlistes: Estella était une fois de plus sauvée.
On a essayé de dire que le ravitaillement de Pampelune ayant été l'unique but de l'armée alphonsiste, l'opération avait été en réalité favorable aux libéraux : cette thèse n'est pas soutenable. Pourquoi, si l'on voulait seulement ravitailler Pampelune, essayer de couper il. 9
Mendiri cTEstelIa? Pourquoi celle de Muniain? Evidemment la place de l'armée libérale étaitde renouveler l'attaque du maréchal Coucha, avec des forces supérieures : c'était assurément ce qu'il y avait de mieux, mais Lacar détruisait ces espérances et annihilait les premiers succès. On dut battre en retraite et rétablir peu à peu une situation fortement compromise : la récente défaite allait donner près d'une année de repos à Parmée royale.
Pendant qu'à Estella avaient lieu les événements que nous venons de raconter, au nord, à Saint-Sébastien, Loma recommençait, lui aussi, les opérations et tentait de prendre une éclatante revanche de Urniet^. Il ne se soucia point cependant de renouveler à Andoain même une attaque qui déjà lui avait été défavorable, et il pensa à changer son théâtre d'opérations. — Au lieu de manœuvrer entre l'Urumea et TOria, en un terrain resserré et trop étroit, il résolut de gagner la large vallée de l'Urola, d'où il pouvait atteindre directement Aspeytia, l'importante fonderie carliste, et, de là, son objectif Tolosa.
Le 28 janvier au matin, un bataillon d'infanterie et une compagnie de miquelets, qui avaient pris la mer dans la nuit à Saint-Sébastien, débarquaient à Guetaria, petit port à l'ouest de Zaraus et à 4 kilomètres est environ de l'embouchure de l'Urola. Guetaria fut occupé presque sans coup férir, et le lendemain, le général Loma ayant fait soutenir son premier détachement par 2 bataillons
sous les ordres de Blanco, Zaraus, autre petit port de mer, tomba également au pouvoir des républicains. Le même jour, le général en chef avait quitté Saint-Sébastien à la tête de sa division, et s'était avancé vers Orio, à l'embouchure de la ria Oria, dans le dessein de s'emparer de la ville. Maître d'Orio, Loma avait, pour opérer en Guipuzcoa, une base large et solide bien qu'acculée à la mer, il tournait Ernani et Andoain, et avait la voie libre jusqu'à Tolosa.
Les journées du 28, du 29 et du 30 se passèrent en combats autour de la ville d'Orio qui resta néanmoins au pouvoir des royalistes. Le général Egana qui, à la nouvelle de la marche de Loma, s'était porté en hâte à l'embouchure de POria, avait établi ses lignes face au val de San Cristobal et à Zaraus, aux villages d'Urdaneta, Elcana, Laurcain.
Il ne disposait, en face des 1 6 bataillons de son adverse ire, que de 5 bataillons à 600 hommes.
Au bout de cinq jours de lutte, il dut se replier au village d'Aya, laissant Orio au pouvoir de l'ennemi. Ce dernier s'avançait par l'ouest le long de la rive droite de l'UroIa et menaçait fortement Aspeytia; en même temps, sur l'Oria, la brigade Oviedo, embarquée le 4 à Guetaria, marchait sur Andoain où Egana n'avait laissé que 2 bataillons. La position des royalistes devenait critique.
Le général Egana se rendit compte de la gravité de la situation et résolut une attaque par surprise déboutes les positions récemment conquises par Loma.
L'opération eut lieu dans la nuit du 5 au 6 et réussit pleinement.
132 DON CARLOS Vil ET L'ESPAGNE CARLISTE
'Complètement refoulé et ramené à la mer, le corps Loma dut s'embarquer précipitamment à Guetaria et Zaraus, et regagner Saint-Sébastien. En même temps qu'Eganalui infligeait cet échec, les bataillons d'Andoain refoulaient Oviedo dans Hernani en lui causant de sensibles pertes.
Comme à Estella, l'armée carliste, un instant compromise, s'était brillamment relevée : Loma, de nouveau enfermé dans Saint-Sébaslien, allait être obligé de renoncer à prendre désormais l'offensive. L'investissement carliste se resserrait chaque jour davantage, et le jour ne paraissait pas éloigné où, sur ce petit coin de terre, rebelle jusqu'alors aux royalistes, flotterait enfin le drapeau de la légitimité.