‹ Don Carlos VII et l'Espagne carlisteChapitre 39 sur 50 · RÉPONSE DE S. M. DON CARLOS VII · texte numérisé non relu

RÉPONSE DE S. M. DON CARLOS VII

Monsieur l'Evéque,

J'ai reçu les félicitations que vous m'adressez le 12 février, et dont je vous remercie de toute mon âme.

Le Manifeste que j'ai adressé aux Espagnols à l'occasion de l'élévation de don Alphonse au trône de mes ancêtres n'est pas une protestation, mais bien un avertissement donné à ma chère patrie des périls qui la menacent et des catastrophes qui l'attendent.

Don Alphonse n'est que la Révolution déguisée sous la pourpre royale, et l'impiété couverte du manteau de la foi chrétienne, afin de mieux exploiter les sentiments catholiques et monarchiques du peuple espagnol t

Je crois, comme vous, Monsieur l'Evoque, que Dieu veut que je tue la Révolution qui plonge notre Eglise dans la douleur et cette nation chevaleresque dans la honte et la ruine.

Je sens en moi le courage nécessaire pour poursuivre une si noble tâche, et la foi la plus profonde de la mener à bien.

Avec l'aide de Dieu et la bravoure de mes armées, mon drapeau, qui est déjà la terreur de la Révolution, deviendra un jour prochain un emblème de paix, et, dans ses plis,

viendront se réfugier les croyances de mon peuple, la vraie liberté et la civilisation chrétienne.

Nos constantes victoires me font espérer que Dieu a écouté mes prières; les vrais Espagnols partagent, j'en suis sûr, ma conviction, et continueront à lui demander le triomphe de ma cause, qui est celle de tous les peuples chrétiens.

Que Dieu vous garde, Monsieur l'Evêque, ainsi que votre affectionné,

Carlos.

Quartier royal d'Estella 4 mars 1875.

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