LETTRE DE L'ÉVÊQUE D'URGEL AU ROI D'ESPAGNE
a l'occasion du pronunciamiento de martinez campos proclamant alphonse xii .
Sire,
Le manifeste adressé par V. M. auxEspagnolsà l'occasion de l'usurpation de l'Infant d'Espagne Don Alphonse de Bourbon a vivement réjoui tous les bons Espagnols, et, je crois, atterré tous les méchants.
Il a confirmé ma conviction profonde que Votre Majesté a reçu du Très-Haut la mission de tuer la Révolution et d'en poursuivre les restes jusqu'à Jérusalem.
Dieu soit béni et glorifié, et que V. M. soit mille fois félicitée comme le ministre privilégié du Dieu des armées.
Je considère ces dernières et éclatantes victoires, pour lesquelles nous avons rendu grâces à Dieu dans nos églises, et qui ont été saluées par nos Catalans avec dès acclamations frénétiques, comme le prix de cette grande foi et de ce grand courage qui vous feront nommer Carlomanno.
Je viens, Sire, déposera vos pieds mes chaleureux respects et félicitations. — Si je suis le dernier de vos prélats, je suis aussi le plus fidèle de vos vassaux.
Sire, Aux pieds de Votre Majesté,
José, évéque d'Urgel.