‹ Don César de Bazan;Chapitre 4 sur 65 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Et sois de ton roi La reine adorée ! »

LE CHOEUR

Brava, brava, Maritana!

Gomme celle qui la chante,

Vraiment l’histoire est charmante !

Brava, brava, la gitana !

(Maritana fait la quête.)

LE II 01, contemplant la Maritana.

Sa voix caressante me berce Et l’éclair de ses yeux me verse Un poison enchanté!...

Sur ce front de vingt ans, quels trésors de beauté!

DON JOSE, apercevant le roi, à part.

Lui! c’est encore lui! sur cette même place :

C’est la troisième fois Qu’à pareille heure je le vois Se mêlant à la populace...

MARITANA, au roi.

Monseigneur ! pour l’amour de Dieu !

LE ROI

Fonds-toi sous son regard de feu,

Cœur jusqu’ici de glace!

MARITANA.

Eh quoi! seigneur cavalier,

N’aurez-vons pour me' payer De ma ballade légère Qu’un regard froid et sévère?

(Le roi, sanf la quitter des yeux, jette une pièce sur le tambour de basque et se retire brusquement à l’écart )

MARITANA.

Un beau quadruple d’or !

Ah! vraiment, j’avais tort,

Moi qui de l’approcher d’abord Avais une frayeur si grande.

DON JOSÉ, allant à elle.

On vous a donc fait une belle offrande?

MARITANA.

Voyez!... quelque riche seigneur Auquel, de tout son cœur,

Rend grâce la pauvre bohème.

DON JOSÉ, à part.

Le roi !... quelle aventure !... Et c’est elle qu’il aime !..

• (L’Angélus sonne.)

MARITANA, au peuple.

L’Angélus sonne. — I! faut partir.

Mais, dans une heure ici, vous pourrez*revenir,

Je vous prédirai l’avenir.

LE PEUPLE s’agenouille.

CHOEUR

A l’aube de cette journée Que notre Jabeur remplira,

O vous qui nous l’avez donnée,

Dieu tout-puissant, bénissez-la.

Rendez-nous légères les heures Que ramène votre clarté;

Remplissez nos pauvres demeures D’amour, d’espoir et de gailé.

A l’aube de celte journée, etc.

(Tout le monde s’éloigne, excepté le roi qui a, jusqu’à la fip, suivi Mari tana des yeux, et don José qui observe le roi.)

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