‹ Don César de Bazan;Chapitre 40 sur 65 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

DON CÉSAR, LAZARILLE. La porte à droite s’entr’ ouvre, et Lazarille parait à demi. — Nuit. — Musique à l’orchestre.

LAZARILLE

Personne!.,, (il va regarder au fond, — Cri lointain : Sentinelles,

veillez! ■ — Bas à don César qui parait.) Fuyez!... Ccttp clef OU\Tô la poterne... hâtez-vous!..

DON CESAR, chancelant comme un homme ivre, et se frottant

les yeux.

Ah çà! ce n’est pas un rêve!... Je suis vivant!., (a Lazariiie. ) Je n’ai donc pas entendu les baies siftler à mon oreille?

LAZARILLE, bas.

Impossible!... Les voici toutes!...

Gomment?

LAZARILLE

Le gardien des arquebuses, c’était moi!... Moi, qui vous ai dit : « Tombez et ne bougez pas !

DON CÉSAR, prenant les balles.

Douze !.. Le compte y est. (Les mettant dans sa poche.) Allons! j’aime mieux les avoir dans ma poche que dans ma poitrine.

LAZARILLE, vivement et l’entraînant.

Partez!.,. Quittez Madrid!...

DON CÉSAR, franchissant le rempart.

Adieu !... (Au moment de disparaître et comme par réminiscence.)

Tiens! mais, maintenant que je suis mort, je n’ai plus de

Créanciers! (Nouveau cri : Sentinelles, veillez !... Ils se baissent tous deux. Reparaissant.) Ah! diable!... mais je suis marié!., (il disparait.)

LAZARILLE s’élance et dit à voix basse.

Allez, et que Dieu vous conduise!

DON CÉSAR, au loin.

Pauvre, j’ai traîné ma misère,

Royalement, sous le ciel bleu...

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