‹ Don Juan d'Armana, drame en quatre actesChapitre 42 sur 59 · CÈ · texte numérisé non relu

CÈ

PIARI. — LUINO. — CORSIBIAXDI

CORSIBIANDI

Puis-je voir mon seigneur?

PIARI

Qu'est-ce encore ?

CORSIBIANDI

Je ne puis rien dire qu'à mon maître.

LUINO

Tu sais que nous sommes ses plus dévoués serviteurs. Parle donc. Si tu viens pour lui rendre service, la Providence t'amène sans doute ici pour t'expliquer, d'abord, devant nous.

CORSIBIANDI

Tu as raison. Il est bon qu'avant toutes choses je confie mes soupçons à des amis. — Vous saurez donc qu'au moment où je

me rendais aux champs, j'aperçus deux cavaliers courant à toute bride sur la route.

L u I N o D'où venaient-ils ?

CORSl Bl ANDI

Us ne pouvaient venir que d'ici. Je les voyais se rapprocher de moi, mais je n'entendais pas le bruit de leurs montures. Je voulus me rendre compte de cette singularité et je me jetai dans un fourré. A peine y ctais-je entré, qu'ils s'arrêtaient devant moi. — Celui qui paraissait le maître dit à l'autre: « Allons, Perdrigo... »

LUINO, à part.

C'est bien cela.

CORS! BI ANDI

Descends vite et délivre ces pauvres bêtes des jolies bottines où tu as mis leurs pieds. U nous faut courir plus vite et à cette distance nous pouvons emplir l'air du bruit de notre délivrance.

r I A R I Voilà qui passe l'imagination.

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