CÈ
PIARI. — LUINO. — CORSIBIAXDI
CORSIBIANDI
Puis-je voir mon seigneur?
PIARI
Qu'est-ce encore ?
CORSIBIANDI
Je ne puis rien dire qu'à mon maître.
LUINO
Tu sais que nous sommes ses plus dévoués serviteurs. Parle donc. Si tu viens pour lui rendre service, la Providence t'amène sans doute ici pour t'expliquer, d'abord, devant nous.
CORSIBIANDI
Tu as raison. Il est bon qu'avant toutes choses je confie mes soupçons à des amis. — Vous saurez donc qu'au moment où je
me rendais aux champs, j'aperçus deux cavaliers courant à toute bride sur la route.
L u I N o D'où venaient-ils ?
CORSl Bl ANDI
Us ne pouvaient venir que d'ici. Je les voyais se rapprocher de moi, mais je n'entendais pas le bruit de leurs montures. Je voulus me rendre compte de cette singularité et je me jetai dans un fourré. A peine y ctais-je entré, qu'ils s'arrêtaient devant moi. — Celui qui paraissait le maître dit à l'autre: « Allons, Perdrigo... »
LUINO, à part.
C'est bien cela.
CORS! BI ANDI
Descends vite et délivre ces pauvres bêtes des jolies bottines où tu as mis leurs pieds. U nous faut courir plus vite et à cette distance nous pouvons emplir l'air du bruit de notre délivrance.
r I A R I Voilà qui passe l'imagination.