ACTE III , SCENE XV
Ah ! mon reverend , vous voulez recommencer la querelle.
FRERE ARSENE.
Non pas ; mais tout chevaleresque qu'il est , votre expedient, qui serait de mise dans une citadelle, ne convient pas dans mi monastere ; cependant, que faire?jene trouve rien... Allons done ! seigneur Quexada , vous qui avez ete le conseiller d'un empereur, vous devez avoir des idees.
DON QUEXADA.
Des idees, des idees, frere Arsene !... il ne m'en vient jamais que quand je n'encherchepas, et dans ce moment-ci j'en cherche.
Eh bien ! j'en ai une , e'est que Pehlo pent nous tirer d'af'faire.
frere arsene, a don Juan.
Comment?
Je lui ai promis le secret.
Ah ! mon frere , c^st mal.
FRERE ARSENE.
Parlez, Peblo , je vous l'ordonnc.
PEBLO.
Vous me gronderez.
FRERE ARSENE.
Ehnon!
PEBLO.
Me le jurez-vous?
FRERE ARSENE.
Je ne te le jure pas , mais je te le promets.
PEBLO.
Et mon expedient une fois connu . j^n pourrai profiter pour mon compte ?
FRERE ARSENE.
Tu veux me quitter ?
PEBLO.
Non pas vous , frere Arsene , mais la maison : on respire ici un air renferme qui ne me convient pas.
FRERE ARSENE.
Voyez-vous , le fripon d'enfant! il sait qu'on a besoin de lui.
don quexada , bas au frere Arsene.
Traitez toujours , sauf a ratifier si bou vous semble.
frere arsene , de meme a Quexada.
Comme dans notre bon temps. (A Peblo. ) Voyons , parle.