ACTE III, SCENE XV
PEBLO.
J1ai deux moyens : (montrant la cle) en voici un.
PRERE ARSENE.
Dieu me pardonne ! c^st le passe-partout da frere gardien ; est-il bien possible?...
PEBLO.
Souvenez-vous de votre promesse.
De grace , mon pere !...
peblo, courant a sa natte qu'il souleve. Et voici le second.
FRERE ARSENE.
• Une echelle de cordes!
PEBLO.
Avec celui-ci on descend par cette fenetre 5 avec Tautre on sort par la petite porte qui donne sur la campagne; avec tous deux on estlibre.
FRERE ARSENE.
Mais pour avoir eu cette idee-la , il merilerait cle passer quinze jours au pain et a Peau.
DON QCEXADA.
Si nous ne profitions pas de l'idee !
FRERE ARSENE.
\u fait . ,je ne vois rien de mieux. Ce ne sera
pas la premiere fois qu'un novice aura eu phis d'esprit a lui seul que toutes les vieilles tetes d'un chapitre.
PEBLO.
Les moines sont au refectoire , dont les fenetres ne donnent pas sur ce jardin ; quands ils dinent , ils ne s'occupent pas d'autre chose : profitons du moment.
FRERE ARSENE.
Va pour le moyen de Peblo !
don jdan , qui souleve Peblo en Tembrassant. Gloire a toi ! in es un petit demon adorable.
frere arsene , a Quexada.
Des que vous serez hors d'ici , conduisez don Juan chez le vieux due de Medina , parlez-lui de moi : il se souviendra de son ancien ami ; et renfermes dans son palais , attendez que je vous ecrive. A Fceuvre ! don Juan , a Tceuvre ! don juan , courant suspendre l'echelle au balcon. Je ne me ferai pas prier.
don quexada , au frere Arsene.
Vous voulez done qu'a mon age je descende par cette fenetre.
Je tiendrai l'echelle.