ACTE III, SCENE XXII
qui me suit pour vous adresser son compliment, a une figure plus longue !... plus longue qu1elle n'etait large avant le scrutin quand elle s'epanouissait d'esperance.
PEBLO.
II m'a pris mes oranges, etje lui ai vole ses
voix.
frere arsene, a Quexada.
Retenez mes dernieres instructions : veillez sur don Juan, ne le quittez point d'une minute ; soyez comme une ombre attachee a ses pas ; c'est un service que je reclame de votre ancienne amitie.
DON QUEXADA.
Et vous ne pouvez douter de mon devouement.
le prieur , qui entre.
Ah! mon reverend, que je sois le premier a vous feliciter sur votre nomination : jamais evenement ne m'a penetre d'une joie plus vive.
FRERE ARSENE.
Je vous rends grace, frere prieur j je sais combien vos felicitations sont sinceres , et je veux des a present mettre votre zele a Tepreuve ; conduisez le seigneur Quexada et don Juan...
198 DON JUAN DWUTRICHE.
le priecr . surpris.
Ce jeuue homme ici '
FREKE ARSENE.
Couduisez-le vous-meme hors des murs du couvent.
Moi-metne '• que dites-vous la? maisles ordres du roi...
frere arsene, avec severite.
Je suis le maitre.
le prieur, s'inclinant profondement.
Vous avez raison, vous avez raison : nous devons obeissance a notre abbe. (A part.) 31a responsabilite est a couvert.
don jcan , serrant la main du frere Arsene. J^tais bien injuste.
PEBLO.
Chacun a son tour. Dieu ! est-il malin . frere Arsene!
Seigneur don Juan, je suis pret a vous conduire.
don quexada , vivement.
Que ce ne soit pas par la grande porte. s'il tous plait.
FRERE ARSENE.
Jecomprends. (Au prieur.) Par la porte de la