‹ Don Juan d'Autriche, ou, La vocationChapitre 150 sur 182 · ACTE IV, SCENE XI · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE XI

quMl y va de ses jours; non , des miens 5 il t'ecoutera.

DOROTHEE.

Je l'espere ; cependant n'y a-t-i! pour vous aucun danger a demeurer seule?

DONA FLORINDE

Aucun ; je tremblais tout a Theure , rnais je redeviens moi-m£mc : je ne pense plus qu'a lui , je ne crains plus que pour lui, je m'exposerais a tout pour le sauver 5 Tamour, ah ! Pamour, c'est le courage des f'emmes.

DOROTHEE.

Mais don Juan ne consultera que son epee , a'il decouvre que vous refuses de le recevoir pour entretenir son ennemi.

Toute une galerie entre ce salon el ta chambre; il ne pourra nous entendre.

DOROTHEE.

Ah ! si vous aviez pu lui parler !

DONA FLORINDE

Oui , tu as raison , je le peux encore ; viens , je t'accompagne , je te devance , du moins je Taurai revu!... (S'arretant tout-a-coup.) Cetle fois je ne me trompe pas.

DOROTHEE.

On monte les degres; on vient.

DONA FLOR1NDE.

C'est le comte ; il est Irop tard. Dorothee , sauve-nous tous deux. Va , cours ; et je referme cette porte sur toi! (Dormant un tour de cle. ) Je ne puis mettre assez d'obstacles entre don Juan et lui. (Revenant sur le devant de la scene.) Ah! que mon cceur et mes yeux ne me trahissent pas.

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