ACTE II, SCENE XIII
philippe ii , portant la main sur la liste. Don Quexada !
DON QUEXADA.
Pen appelle a vous , Sire , est-ce vrai ?
Et il l'a vu ? et il sait tout?
DON QUEXADA.
\on , Sire.
Von ? faites bien attention que vous avez dit non.
DON QDEXADA.
Je repete que Charles-Quint n'a pas cesse d^tre , pour lui, frere Arsene.
philippe ii , montrant Tepee qui est sur une table.
Mais cette epee fait foi du contraire ; et frere Arsene , en la lui donnant , a prouve du moins qu'il ue persistait pas dans les resolutions arretees entre nous sur ce jeune homme.
DON QUEXADA.
Je conviensque ce serait un etrange present, s^l destinait encore don Juan a TEglise j mais j'affirme que FEmpereur mon maitre...
Hui fut votre maitre.
DON QUEXADA.
Que l'empereur Charles-Quint ne 1'a pas reconnu pour son iils.
Vous en £tes sur?
DON QUEXADA.
Aussi sur que je le suis peu de vivre demain. philippe 11. avec violence , en saisissant la liste. Don Quexada!....
DON QUEXADA.
Sire, le seul bruit dece papier dans vos mains suffirait pour troubler une meilleure tete que la mienne. Cette torture vaut Pautre ; mais ce que j'affirme est la verite.
philippe ii , se levant.
II sMnteresse done moins a ce fils que je ne le pensais?
don quexada , vivement.
Ce n'est pas ce que j1ai voulu dire.
Et cet interet . fut-il de la tendresse , il tomberait de soi-meme devant un crime de lesemajeste , crime que don Juan a commis , et pour lequel il doit perir.