SCENE YIH
Les precedent, FRERE ARSENE, DON QUEXADA , DON RUT G03IES, DON FERDINAND DE VALDES,
PERLO, INQUISITECRS , COURTISANS.
FRERE ARSENF..
.Moi , don Philippe.
Grand Dieu! (Se decouvrant). Vous , Sire?
^u'entends-je?
DONA FLOR1NDE.
31a priere l'a touche !
FRERE ARSENE.
-»Ioi , q^un devoir imperieux force a sortir d'une retraite que je croyais ne jamais quitter. Le perede cette jeunefille me rendit un service qui sauva le royaume , et qui fut oublie ; elle , au moins , n'aura pas reclame en vain mon appui. Je viens la demander a ces juges , qui ne me la refuseront pas ; a vous , qui devez tUre de moitie dans ma reconnaissance.
Sire . notre clemence avait prevenu la votre,
FRERE ARSENE.
Mamissionn'estpasremplie.pIontiantdonJuan).
Nous nous sommes trompes tous deux sur la vocation de ce jeune homrae; mais il n'est jamais trop tard pour reconnaitre une erreur et pour lareparer.Don Juan,ungenouen terre devant le roi d'Espagne ! en presence de tout ce qu'il y a de grand et de sacre dans TEtat , lui promettez-vous obeissance , fidelite , devouementjusqu'a lamort?
Jusqi^a la mort.
FRERE ARSENE.
Don Philippe . promettez-vous a ce jeune homme protection et amitie ?
II a eu de grands torts envers moi.
FRERE ARSENE.
Lesquels? parlez.
Non , Sire, je ne les rappellerai pas; car il i'aut que j'oublie pour que. je pardonne.
FRERE ARSENE.
En vous oublierez?
Par condescendance pour vous.