ACTE I. SCENE X
don juan, se levant.
Vous aimez ! voila qui nous rapproche touta-fait; et moi aussi, j'aime la plus belle, la plus digne , la plus adorable femme qui soit au monde.
phtlippe it, se levant aussi.
Permettez - moi de reclamer pour ma maitresse.
C'est juste, et je conviens d'avance que l'une n'est pas moins belle que l'autre ; mais je reste convaincu que si vous ne partagez pas tous mes sentimens pour la mienne , il vous sera du moins impossible de lui refuser votre admiration.
Encore faudrait-il que je la connusse ?
C'est demander beaucoup ; cependant ecoutez : telle est ma confiance dans son empire sur ceux qui peuvent la voir et Pentendre, que je veux bien en revenir avec vous aux conditions. Faisons un traite ; si vous approuvez mon choix. vous donnerez votre consentement a un projet ouj'altache mon bonheur . et vous me direz le
secret que je veux savoir; jurez-le-moi. foi de Castillan !
" PHILIPPE n.
Foi de CastillaD !... si j'approuve votre choix; mais quand la verrai-je?
Aujonrd'hui meme, et chez elle, je nV trouve aucun inconvenient; car je suis majeur. Si j'obtiens votre agrement , j'en serai tout a la fois heureux et fier 5 et si je ne Tobtiens pas, je vous avoue que je prendrai, a mon grand regret, le parti de nVen passer. Mais ne vous fachez point, vous ne pourrez pas lui resister.
Je le souhaite pour vous.
J'en suis sur , et je veux lui annoncer votre visite. Apres lamesse, oii nousallons tons deux, elle pour Dieu et moi pour elle , veuillez , si toutefois aucun autre rendez-vous ne sV oppose, me rejoindre a sa denieure , celte jolie maison a l'entree de Tolede, le cinquieme balcon pres Peglise de Saint-Sebastien.
Je vous promets de mV rendre* (Apart.) .Mon