ACTE II , SCENE VII
Et le directeur Taurait repete !
DON JOAN
II ne le lui avail pas (lit sous le sceau tie la confession ; mais je juge par l'air soucieux tie Votre Excellence que vous ne seriez pas homme a tlemantler au roi si Taventure est vraie.
Non , car je pensequ'il ne ferait pas grace tie la vie a celui qui lui adresserait cette question. (A part.) C'est se perdre tie gaiete tie cceur. dona florinbe, a don Juan.
Vous reconnaissez tlu moins avec tout le monde qu'il a une volonte ferme , quMl est actif, inf'atigable , politique profond?
Sans doute; et je lui pardonnerais tout , hors cette severite religieuse qui couvre le royaume d'echafauds et de buchers.
Toujours par suite de votre vocation?... Pour moi , je pense , comme lui et comme tous les pretres de TEspagne , qu'on ne peut trop detester, qu'on ne saurait puniravec trop de rigueur 1'apostasie et le judaisme , et je crois que ma-
dame est trop bonne Espagnole pour ne point partager mes sentimens.
DONA FLORINDE
Que Votre Excellence m'excuse : une jeune fille n'a point d'avis dans de si hautes questions; mais si j'osais en avoir un , je vous dirais que , fussent-ils coupables , quand des malheureux vont perir, le devoir des pretres est de les benir et celui des femmes de les plaindre.
Philippe ii, a part.
Un serieux avertissement de requisition pourra lui devenir utile...
don juan , a Florinde.
Charmante !
philippe ii , de meme.
Et servir mes projets sur elle.
Vous conviendrezqu'on ne pouvait pas mieux repondre.
PHILIPPE tl.
J'avoue qu'il est difficile de vous donner raison avec plus de grace.
Je vous ai predit que vous seriez force de lui rendre les armes; resignez-vous a tenir votre