ACTE II, SCENE XI
DON QCEXADA.
Arretez : sur mon honneur de gentilhomme , je vous jure que rien n'est plus vrai.
Sur votre honneur !... mais si c'etait possible, j'aurais done introduit iei un ennemi qui eut fait un bien indigne usage de ses droits pretendus...
don qcexada , a part.
Voila ceque jecraignais : e'est la fin qui commence.
Un imposteur, qui se serait joue de sa parole etde ma credulite —
DON OCEXADA.
Ne le supposez pas.
Et a qui je demanderais un compte severe de sa conduite.
DON QCEXADA.
Ne repetez pas ce que vous venez de dire.
Je le lui dirais en face , quand j'aurais affaire au plus grand nom de la monarchic , a la meilleure epee de toutes les Espagnes ; oui, dusse-je
110 DOxN JUAN D'AUTRICHE.
lui mettre la main sur l'epaule en pleine cour . clans l'alcazar de Tolede, j'aurai une explication avec lui.
DON QUEXADA.
Par tous les saints du Paradis, vous etes fou !
Mais avaut d'en venir la , c'est avec dona Florinde que je veux en avoir une.
DON QUEXADA.
Vous n'irez pas.
Rien ne pourra men empecher.
DON QUEXADA.
Vous n'irez pas, c'est vous perdre.
don juan , avec fureur.
11 est chez elle !
DON QUEXADA.
Mon cher don Juan ! mon fils !
II est chez elle ! malediction sur lui ! Vous etes venu pour etre temoin d'un mariage ; vous serez temoin d'un duel.
DON QUEXADA.
Entre vous deux ?