‹ Don Juan d'Autriche, ou, La vocationChapitre 78 sur 182 · ACTE III, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE II

verrai pas le jour , car vous me faites lever avant lui.

FRERE ARSENE,

La paresse, Peblo, est un grand peche.

PEBLO.

Celui qui l'a invente ce peche-la , etait sans doute un saint horame a qui sa goutte ne permettait pas de fermer l'ceil.

FRERE ARSENE.

Ou qui connaissait le prix du temps ; mais vous, quand vous ne le perdez pas, vous Tempi oyez mal.

peblo, retournant vers le balcon d'un air mutin.

J'aime mieux l'employer a dormir qu'a reveiller les autres.

FRERE ARSENE.

Ou allez-vous?... remnant sans cesse !

Laissez-moi me reconciler . je ne remuerai plus.

FRERE ARSENE.

Repondanttoujours, raerae avant d'entendre.

peblo, a part.

Est-ce injuste? quelquef'ois je ne reponds pas quand j'ai entendu.

FRERE ARSENE.

Curieux a Pexces !

PEBLO.

Comme s^l n'y avait que moi de curieux dans la maison.

FRERE ARSENE.

Qu'est-ce a dire , petit moinillon revoke que vous etes?

feblo, a part.

Oh! moinillon !... il eroit qu'il me fait bien de la peine.

FRERE ARSENE.

Encore an coup, de qui parlez-vous ? est-ce de moi?

PEBLO.

Dieu m'en garde, pere Arsene ! c^st du prieur qui vient toujours m'adresser en douceur un tas de mechantes questions sur vous.

FRERE ARSENE. a part.

Ce prieur. il rend denotement compte de toutes mes actions; s'il est la creature de Dieu. il est encore plus celle du roi. (A Peblo.) Parle a cceur ouvert. mon enfant, que te demandet-il?

peblo, a part.

II n'est pas curieux. lui !

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