ACTE III, SCENE VIII
m'en infliger la peine, devenir le complice dr cette infamie ; lui, don Quexada !
FRERE ARSENE.
Don Quexada! qu'avez-vous dit ? c'est a don Quexada que vous avez ete confie des Penfance?
DON JL'AN.
II est vrai.
FRERE ARSENE.
Vous vous nommez don Juan .'
DON JL'AN.
Sans doute.
FRERE ARSENE, a part.
C'est luilmon fils!... (Haut.) Est-il possible? vous, don Juan, malheureux , malheureux pres de moi ! vous prisonnier dans ce cloilre !
Et pour la vie. Mais qu'avez-vous?
FRERE ARSENE.
Ilien, non, rien. I/interet... la pitie... (A parf.) \h ! restons maitre de lemotion qui m'agite.
DON JEAN
Vous saviez mon nom !
PRESS ARSENE.
\r- vicnt-on pas de me Tapprendrc ? (Apart.) Qu'il est bien ! Que j'en suis fier ! est-ce que je n'oserai pas Pembrasser?
148 DON JUAN D'AUTRTCHE.
Vous connaissez don Quexada ?
Je l'ai vu autrefois. II commandait ceux qui yous ont amene ?
L'orsquMls ont porte la main sur moi, il etait la, ce protecteur de ma jeunesse! II s'est fait le geolier de son eleve. Vous comprenez que je ne voulais plus le regarder, ni lui parler. Quand nous sommes arrives a la premiere grille, il nTa dit tout bas : « Remerciez-moi de vous avoir n conduit dans ce couvent , car j'avais l'ordre o de vous enfermer dans un autre. » Vous conviendrez que je dois lui saToir gre de sa protection!
FRERE ARSENE, a part.
Je reconnais la mon vieux conseiller. (A don luan.) Mais pourquoi vous priver de votre liberte? de quel droit , qui Pa commande?
Le roi.
FRERE ARSENE , a part.
Son frere! ce serait borrible. (Ilaut.) Le roi7 dites-vous?