‹ Don Juan de MañaraChapitre 52 sur 95 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

LE FRANCISCALN.

Puisqu'il est pris...

Cligne ton petit œil de rat : je t'ai compris.

LE FRANCISCAIN

J'imagine. Et pourtant...

Vous avez fait la chose?

LE FRANCISCAIN

Oui.

L'homme est innocent!

LE FRANCISCAIN

Mon Dieu... Je le suppose, Depuis...

Le meurtrier, tu le connais?

LE FRANCISCAIN

Je crois.

Et vous avez osé?

LE FRANCISCAIN

Par la très sainte croix, Il a fallu.

Bourreaux ! Le nom de la victime?

LE FRANCISCAIN

Don Christobalj un beau jeune homme...

Pour mon crime!

LE FRANCISCAIN, vivement.

Vous l'avez dit.

Oui, pour mon crime, et tu le sais, Car je les ai tués tous deux !

LE FRANCISCAIN, avec modestie.

Je le pensais.

Don Juan arrache son bâton au moine, qui tombe à genoux. DON JUAN, le bâton levé.

Gueux !

LE FRANCISCAIN, à genoux.

Je ne suis qu'un pauvre homme, mon noble maître !

Vous l'avez torturé ?

LE FRANCISCAIN

J'exagérais, peut-être; On l'a questionné, très doucement d'abord, Très doucement... Je vous jure qu'il n'est pas mort.

Hors d'ici! Ces doigts-là t'étrangleraient !

Le moine se relève et court vers la porto.

J'avoue !

Cours dire à tes pareils de préparer la roue, J'attends ici. Qu'on vienne! Osez, et tuez-moi!

A part, quand le moine est sorti.

— Si du moins Dolorès ne savait pas pourquoi..,

Cœlia, introduite par un page, paraît sur le seuil de l'autre porte.

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