ACTE I, SCENE III
Sganarelle, le ciel :
SGANARELLE
Vraiment oui, nous nous moquons bien de cela, nous autres.
Madame...
DONE ELVIRE
Il suffit, je n'en veux pas ouïr davantage, et je m'accuse même d'en avoir trop entendu. C'est une lâcheté que de se faire expliquer trop sa honte ; et, sur de tel> sujets, un noble cœur, au premier mot.
doit prendre son parti. N'attends pas que j'éclate ici en reproches et en injures ;non. non, je n'ai point un courroux à s'exhaler en paroles vaines, et toute sa chaleur se réserve pour sa vengeance. Je te le dis encore, le ciel te punira, perfide, de l'outrage que tu me fais ; et. si le ciel n'a rien que tu puisses appréhender, appréhende du moins la colère dune femme offensée.
SGANAEELLE, à part.
Si le remords le pouvait prendre !
don juan, après un moment de réflexion.
Allons songer à l'exécution de notre entreprise amoureuse.
SGANARELLE, seul.
Ah! quel abominable maître me vois-je obligé de servir!