‹ Don Juan tenorioChapitre 6 sur 127 · Première partie. — Acte premier · texte numérisé non relu

Première partie. — Acte premier

Parle donc.

BUTTARELLI {se parlant à lui-même)

Non, je ne me trompe pas: cette nuit-ci l'année s'achève ! je l'avais oublié.

Parbleu ! En finiras-tu, avec ton histoire ?

BUTTARELLI

Pardonnez, senor ; je me remettais le fait en mémoire.

Achève, vive Dieu ! car je m'impatiente.

BUTTARELLI

Eh ! bien, senor, le fait est que le caballero Mejia, dont vous vous informez, fit un jour la plus mauvaise rencontre qui pût s'offrir à lui.

Supprime ce qui est étranger au fait : je sais qu'ils se sont défiés, Luis Mejia et Juan Tenorio, à qui, en un an, ferait, avec plus de succès, plus de méfaits.

BUTTARELLI

Vous connaissez l'histoire ?

Tout entière ; c'est pour cela que je t'ai demandé des nouvelles de Mejia.

lo Don Juan Tenorio.

BUTTARELLI

Oh ! Je serais enchanté que la gageure s'accomJ plît, car ils payent bien, et comptant.

Et tu n'as pas confiance que Don Luis arrive} à ce rendez-vous ?

BUTTARELLI

Hum! ni espoir non plus; le terme du délai approche, et je suis certain qu'aucun d'eux n'en] garde la moindre mémoire.

Il suffit. Prends....

BUTTARELLI

Excellence !... Et savez-vous quelque chose j d'aucun d'eux ?

Peut-être.

BUTTARELLI

Ils viendront donc ?

Un au moins ; mais pour le cas où, l'un après ' l'autre, tous les deux dirigeraient leurs pas de ce côté, prépare tes deux meilleures bouteilles.

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