Première partie. — Acte troisième, iti
Inès de mon cœur !
DONA INÈS
Est-ce une réalité, ce que je vois, ou une fascination?... Soutenez-moi... A peine je respire- Ombre fuis, par pitié!... Pauvre de moi!
(Doua Inès s'évanouit, et Don Juan la soutient. La lettre de Don Juan tombe sur le sol% des mains de Do'iia Inès défaillante.)
BRIGIDA
Votre entrée soudaine lui a frappé l'esprit, et la peur lui a retourné les sens.
C'est mieux; elle nous a épargné ainsi la moitié du travail. Allons! Ne dépensons pas le temps ici mal à propos à la contempler, si nous ne voulons pas nous perdre. Je vais l'emporter dans mes bras et gagner, au plus tôt, ce cloître solitaire.
BRIGIDA
Oh ! Vous allez l'enlever ainsi ?
Sotte ! Penses-tu que j'aie forcé ce couvent, témérairement, pour la laisser ici ? Mes gens m'attendent en bas ; suis-moi.
BRIGIDA
Je reste abasourdie !... Ah ! cet homme est une
vraie bête des bois : rien ne t'arrête ou le
trouble— Oui, oui! Je cours dans son ombre
{ils sortent.)