Première partie. — Acte premier. i
BUTTARELLI
Qu'y a-t-il ?
DON GONZALO
Je veux parler a l'hôtelier.
BUTTARELLI
Vous lui parlez; ainsi dites.
DON GONZALO
C'est vous ?
BUTTARELLI
Oui ; mais dépêchez, car je suis pressé.
En ce cas, voyez si ce double est bon et de oids, et parlez franc.
BUTTARELLI
Oh ! Excellence I
DON GONZALO
Vous connaissez Don Juan Tenorio ?
BUTTARELLI
Oui.
DON GONZALO
Et il est certain qu'il a ici, aujourd'hui, un endez-vous ?
BUTTARELLI
Oh! seriez-vous l'autre?
14 Don Juan Tcnorio.
Quel autre ?
DON GONZALO
BUTTARELLI
Don Luis.
DON GONZALO
Non; mais j'ai intérêt à assister à son entrevue.
BUTTARELLI
Je prépare pour eux celte table; si vous avez envie de vous placer à cette autre, vous pourrez être témoin du souper que je leur servirai....
Oh! ce sera une scène où vous aurez, j'espère, de quoi admirer.
DON GONZALO
Je le crois.
BUTTARELLI
Ce sont, sans contredit, les deux jeunes gens de meilleur mine de l'Espagne.
DON GONZALO
Oui, et les plus vils aussi.
BUTTARELLI
Bah! On leur impute tout le mal qui se fait en ce jour ; mais la malignité invente, car personne ne paie son compte comme Tenorio et Mejia.
DON GONZALO
Vraiment !