‹ Don Luis de Góngora y ArgoteChapitre 11 sur 49 · I. Aveugle qui vise et touche, Dieu caduc et jouvenceau · texte numérisé non relu

I. Aveugle qui vise et touche, Dieu caduc et jouvenceau

POÈMES DE DON LUIS DE GÓNGORA

Bandé qui a su me vendre, Enfant devenu majeur,

IL Ah ! par l'âme de ta mère

Qui mourut, bien qu'immortelle, Du désir de ma maîtresse Cesse donc de me poursuivre !

Laisse-moi en paix, Amour lyrannique, Laisse-mot en paix ! .

III. C'est assez du temps perdu A suivre, contre mon gré, Tes bannières voyageuses, O capitaine bandit I

IV. Épargne-moi ici même, Puisque je t'épargne là, Quatre écus de patience, Dix d'avantage en amour.

V. Amants infortunés, vous Qui suivez cette milice, Dites-moi donc : Quel bon guide Peut-on tirer d'un aveugle ?

VI. D'un oiseau, quelle constance ? D'un cupide, quel espoir ?

I, v. 3. Vendado / bandé, joue avec le son de vendido, vendu, et insiste ainsi sur le contraste qui apparaît chez l'Amour. Les yeux bandés, c'est pourtant encore lui qui sait vendre, tromper ceux qui se confient à lui.

Quel cadeau d'un homme nu, D'un tyran, quelle pitié ?

Laisse-moi en paix, Amour tyrannique, Laisse-moi en paix !

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