‹ Don Luis de Góngora y ArgoteChapitre 13 sur 49 · IV. Avec son portrait Moral, aussi étrange · texte numérisé non relu

IV. Avec son portrait Moral, aussi étrange

( 1 ) Nous ne donnons ici que les strophes les plus caractéristiques de cette longue composition.

I, v. 3-4. C'est-à-dire l'auteur du romance qui commence par le vers «Petite sœur Marica » dont nous donnons plus haut la traduction.

IV, v. 4. Etrange : Dans le texte, peregrino se rapporte au caractère étrange, extraordinaire et signifie en même temps étranger. Ainsi s'expliquent les deux derniers vers de la strophe.

Que ceux qui voyagent De France en Galice.

V. Quant au tout premier Point, Sa Seigneurie Est un joyeux drille, Un fort bon vivant,

VI. Qui dîne à dix heures Et soupe le jour, Qui dort mollement Et qui boit très sec,

VII. Jeune en fait d'années, Vieux par les malheurs, Homme au front ouvert, Et aux lèvres closes.

VIII. Il n'est pas très grand, Mais il pourrait bien Vous cueillir les figues A tous les figuiers.

IX. Si les yeux sont grands, Plus forte est la vue Qui, entre cent poules, Reconnaît un coq.

X. La bouche, pas belle, A Midi Tégaie Pourtant plus que celle De sa jouvencelle.

IX, v. 4. Nous lisons ga//o, coq, et non, comme certains

éditeurs, galgoy lévrier.

POÈMES DE DON LUIS DE GÓNGORA

XL La barbe ni courte

Ni longue non plus ;

On épargne ainsi

Les cols des chemises.

XII. Elle a été brune ; La voilà de jais ; Peines la rendront Grise ou poivre et sel.

XIII. Le reste, mesdames, Que le manteau cache, C'est tissu d'horreurs Ou bien de merveilles,

XIV. Car en fait de frasques, Sans recourir aux Voisins, il ne fait Défaut aux voisines.

XV. C'est un garçon riche Depuis le berceau, Puisqu'il possède, outre Une sacristie,

XVI. Barques sur la terre, Vignes sur les ondes Et moulins à l'huile Qui moulent farine,

XVII. Un jardin de fleurs Et une forêt Ou miscellanée De science variée.

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