V. — TRADUCTIONS FRANÇAISES
Les traductions de Góngora en langue française ont fait longtemps défaut, ce dont personne ne s'étonnera. Il est toutefois curieux de constater qu'en Angleterre on trouve, au cours du xvne siècle, plusieurs traducteurs que l'extrême difficulté de la tâche n'a pas découragés. L'un de ceux-ci n'est rien moins que Thomas Stanley, qui a traduit, dans un volume paru en 1651, une partie de la première Solitude. Voyez H. Thomas, Three Translators of Gongora and other Spanish Poets during the seventeenth Century (Extrait de la Revue hispanique, New- York, Paris, s. a. (1918), 77 pages, gr. in-8°.
C'est encore un Anglais, Edward Churton, qui, dans son Góngora, publié à Londres en 1862, 2 volumes in-8°, donna les versions rimées d'un grand nombre de poèmes. La partie historique qui précède les traductions n'offre plus guère d'intérêt aujourd'hui.
En français, à part les adaptations peu fidèles (qui étaient des révélations en leur temps) d'un sonnet et de trois romances par Juan-Maria Maury dans Espagne poétique, Paris, X 826- 1827, à part deux ou trois extraits traduits par E. Lafond dans la Revue européenne, il faut arriver aux vingt-quatre sonnets traduits par F. de Miomandre, Paris, Bernouard, 1921, = 45 -
et à la version de XX sonnets par Zdislas Milner, illustrée par Ismael G. de la Serna, Paris, les Cahiers d'Art, 1928, pour trouver des éléments à signaler. Ce n'est que depuis peu d'années que Ton peut lire le Poïyphème en français :
Luis de Góngora, Fable de Poïyphème et Galathée, traduite de l'espagnol et précédée d'une ode à Góngora, par Marius André, Paris, Garnier, s. d.