SCÈNE PREMlIlRE
FABIO, ISACAR, marchands et promeneurs.
(Des marchands ont étalé au milieu dç. la rue, les uns des denrées, les antres des armes, de? ,«to|rft»>rillai»teft. Ealfo, en 9 »»i;fh« 9 d de iCihiits, offre des grenades. Isacar mootee des bijpus.) , . 7 i> .i.-t
WTRO»üÇTlÇiN. , , ,
CHflEUfl. il. ll■•l• . I-
Demain c’est fête dans Tolèffe J ' ' ' “ ^
Voyez, choisissez, tofttez-vousl ■ ’ ' ' t • Qu’à l’envi chacun sc succède ' * '
Pour acheter rubans, bijouü i ’
PLUSIBCRS MARCHANDS. ' '
Belles étoffes de jfeyiiie l '
AUTRES marchand^. . j Des colliers d’ambré d’Algérie !
PREMIERS Marchands.
Admirez, noble cavaàier, 7 .1 , Cesarm^duplgsj»ur,acj.çf |,j ,,
I FABIO., ■ .. ,1
•Voilà des grenades jiouyel^og ;
Seigneurs, rafraîchisse? yns hetlos!, ' ■
ISACAR, jpontraul des colliers*, n |trt >'«
Et pour vaincre les plug cruelles, ,, ■
Ayez recours, maris, amants, , .
A ces précieux talismans., , , .j j..
REPRISE DD CHCEUR. ^
Demain c’est fête dans Tolèiiy,,,,, |
Voyez, choisissez, hàtez-vous!
- Qu’ à l’envie chacun se suCcède
Pour acheter rubans, bijouz •' u
ISACAR, feruianl sa boite,
A vivre d’un travail honnéle ' ‘ ,
• Que l’oh a de peine ici-bas! *■ ,
FABIO y û part, regariianl U maifon de l'aleader''
Sous ce balcon quand je m'arrête,
Hélas! elle ne parait pas!
ISACAR, lui frappant sur ]*épaule.
Sans un gros gain, mon camarade,
Le nKirché bientôt va finir.
FABIO
Déjà!
ISACAR. ^
C’est l’ordre de l’alcade^ -.j
Au coup de cloche il faudra déguerpir. . -
Cet alcade est donc bien ten ible?
ISACAR.
Aussi terrible que risible.
Depuis qu’il a fait baptiser Une jeune esclave mauresque El qu’il va, dit-on, épouser.
FABIO
Lui, l’épouser! ah ! la chose est burlesque !
Et, d’avance, il tient tout fermé?
ISACAR.
Joli moyen pour être aimé!
FABIO, ralournant Tara an groupe da promanaari.
Voilà des grenades nouvelles! ,
Seigneurs, rafrsdchissez vos belles !
. Et, si l’on vous sépare d'elles, ' • •
Pour les revoir, dans ma chanson „
Vous trouverez une leçon.
CHŒUR. ’
Écoutons, écoutons sa chanson!
FABIO
PREMIER COUPLET
Un vieux jaloux tenait sous grlUe La jeune Inès, charmante fille :
Les amoureux, matin et soir.
De lui parler perdaient l’espoir;
Pourtant, malgré cette défense.
Un beau garçon (dit la romance)
Sous son balcon chantait
Ce refrain qu’Inès écoutait : < *
Tra la la! - Le chagrin passera.
L'amour triomphera?
(Ce refiraii^ est repris eu chœur.)
DEUXIÈME COUPLET
Que fait l’artiaut? Il se dégui e;
Puis, au nez de la barbe grise.
ACTB I, SCÈNE rt. 5
S'en yient crier des fruits nouveaux Qit’înès, de loin, trouva fort beaux...
■ ■ ‘ Et, soudain, pour (|uelqiics cnizades, '
D’un rendez-vous elle indiqua L’heure, par autant de grpnades Qu’à son amant elle acheta.
Tra la la! ,
, . , . Le chagrin passera.
L’amour triomphera !
(Ven U fin de ce couplet, la fenêtre du balcon s’eat entr’ouverte doucement ; une jeune fille paraît, échange un regard avec Fabio’et referme U aviiée, pendant que le chœur reprend le refrain.)
GHCEÜR. ' ' ’ '
Tralala! '
Le chagrin passera,
j L’amour triomphera! i
(Un coup de cloche se fait entendre. Les marchands se bitent d’enlever leurs marchandises. Des gardes armés de piques font circuler la foule.)
ISAÇAR. '
La cloche vient de retentir Voici l’instant, il faut partir.
^ FABIO, regardant le balcon et i part.
Du moins aura-t-elle compris Et ma chanson et mes avis?