‹ Don Pèdre opéracomique en trois actes par mm. Cormon et E. GrangéChapitre 29 sur 56 · FABIO, DAME BÉRARDE · texte numérisé non relu

FABIO, DAME BÉRARDE

(Tous deux endormis, Fabio sur le divan, à droite, Béracde, à gauche, dans le fauteuil près de là table .«ur Uqnelie «ne petite-' lampe brûle encore. Le jour commence t paraître.) ..

FABIO, reveillé tout à coup par te sommeil broyant de Bérarde.

Allons, je l’ai échappé belle, et je sais bien heureux d’en être quitte pour une égratignure... mais dans le premier moment, l’émotion, le froid de l’épée glissant sur ma poitrine... j’avais cru mourir... Qutille a été m» surprise," en reprenant connaissance, de me trouver ici , avec un médecin , et de voir ,là, devant mes yeux, Nérédha tremblante, éperdue,.,, Maudit alcade! il l’a bien vite éloignée, sans qu’il m’ait été possible de la rassurer, et il m’a fallu passer toute la nuit, enfermé avec cet aimable gardien... (U désigne Bérarde toujours endormie.) Mais, Dieu merci, voilà le jour... je sui» dansixla! maison, et l'amour fera le reste... Pendant que )a vieille dort, tâchons de nous reconnaître... Le jardin doit être par ici, et de ce côté j’ai cru entendre la voix de Nérédha... cette porte communique sans doute avec son appartement. . (ll so«lève la drapprie de gauche.)

l’alcade, tn'dehors. ‘‘ '

Mais non, ma chère enfant, je ne puis pas te le permettre!..

FABIO, à part. .

L’alcade! vite, à mon rôle; ^ me donnera le temps de réfléchir. (il se place, ünmobile, s«r le divan.) '

Page 1