SCÈNE XII
. L'ALCADE, NÉRÉUIIA, FABIO, BÉRAUDE. ISACAR.
ISACAIt, qui s’est glissé dans le salon, se montrant tout à coup, et à l’alcade:
Cinquante couronpes, et je vous tire d’affaire.
l'alcade, ôtant la chaîne d’or qu’il porte au cou.
Cette chaîne en vaut le double; parle vite!
tSACAR.
PermeUez!... (ll pèse la chaîne dans ses mains.) . . ■ ■ ,
L A LCaDIïi»
Mais, parle donc, mécréant!
ISACAR, à part.
Elle vaut le triple!
l’alcade.
Parle donc!., ce coupable?
ISACAR.
C’est le roi! (il se saute avec la chaîne.)
TOUS
FABIO
Lui!... mon adversaire!...
rErarde.
Et il exige que dans une heure...
l’alcade.
C’est affreux!... Carenlin, le roi est inviolable!
NÊRÉDHA. '' ' ,
Et, si vous ne le punissez pds....
LALCADE.
Le donjon de San-Miguel I
FABIO, frappé d’une idée.
Eh bien ! je vous sauverai.
TOUS
Vous!.. Toi?.. ^
fabio.
Reprenez votre assui'ancc, votre gaieté ^ que nulle émotion ne paraisse sur vos traits, et suivez-moi tous.
TOUS. ' '
Où donc ?
FABld.
Sur la placé Mayor.
l’alcade.
Mais que pr§lends-tu faire?
FABIO
Vous le saurez! Partons!
TOUS
Partons! (lU sortent par le fond. ■— Chaugemeut à vue.)