‹ Don Sanche d'AragonChapitre 42 sur 111 · V.vR. : Envers leurs majestés, (16U · texte numérisé non relu

V.vR. : Envers leurs majestés, (16U

DON SANCHI-: D ARAGON

Qu'elle nous hait dans l'âme autant qu'elle l'adore : C'est à nous d'honorer ce que la Reine honore.

D. IMANRIQUE

Vous la respectez fort; mais y prétendez-vous? 355

On dit que l'Aragon a des charmes si doux

D. ALVAR

Qu'ils me soient doux ou non, je ne crois pas sans crime

Pouvoir de mon pays désavouer l'estime;

Et, puisqu'il m'a jugé digne d'être son roi.

Je soutiendrai partout l'état qu'il fait de moi. 360

Je vais donc disputer, sans que rien me retarde, Au marquis don Carlos cet anneau qu'il nous garde; Et, si sur sa valeur je le puis emporter, J'attendrai de vous deux qui voudra me l'ôler : Le champ vous sera libre. 365

D. LOPE

A la bonne heure, comte; Nous vous irons alors le disputer sans honte : Nous ne dédaignons point un si digne rival ; Mais, pour votre marquis, qu'il cherche son égal.

353. Hait semble bien fort : don Alvar, ■désintéressé, exagère comme à plaisir pour exciter la jalousie de don Manrique. Mais celui-ci se défie de don Alvar, comme il s'est déjà défié de la reine, et il le lui fait sentir par une insinuation, d'ailleurs inoll'ensive.

3G0. L'état, l'estime : voir nos éditions d'Horace, 538; Ciiinti, 11 o; Nicnniède, 539, 1453, et le vers 408 de Doit Sanchn. C'est par point d'honneur que ■lion Alvar fait ligure de prétendant.

36.5. On se souvient ici du jeune et vaillant don Sanche qui disputa Cliimène à Rodrigue : « Faites ouvrir le a;hamp ! »

368. Mauvaise défaite : don Manrique est, des trois prétendants, celui que la fin du premier acte laisse en moins bonne posture. — « Voilà le premier acte : charmant, vif, grandiose, bien coupé, bien posé, et des plus émou-

Ah

pièce

continuait

du même train dont elle commence, elle serait une des plus captivantes et des plus j)opulaires du théâtre de Corneille. Mais il était bien difficile de se soutenir à celte hauteur. Nous devons aller jusqu'au cinquième acte retrouver un intérêt égal. » (E. Deschanel , le Romantisme des classiques, l'"" série.)

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