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En 1888, Gayon et Dupetit ont utilisé pour la recherche des aldéhydes dans les alcools commerciaux une réaction bien connue, la coloration rose violacé que donnent les aldéhydes et les acétones dans une solution de fuchsine décolorée par SO?.
Ils ont seulement déterminé les conditions où elle acquiert une très grande sensibilité.
Ils préparaient leur réactif en ajoutant à 1.000 c.c. d’une solution de fuchsine à 1/1000 20 c.c. de bisulfite de soude à 20° Baumé et 10 e.c. d'acide chlorhydrique concentré.
Le bisulfite est versé dans la solution de fuchsine, puis au bout d’une heure environ, quand la décoloration est à peu près complète, l'acide chlorhydrique est ajouté.
Ce réactif est conservé dans un flacon hermétiquement bouché et sa sensibilité augmente les premiers Jours qui suivent sa préparation.
Pour faire leurs'essais, ils raménent à 50° avec de l'eau distillée l'alcool à analyser et sur 2 c.c. de cet alcool dilué placés dans un tube à essais ils ajoutent 1 c.c. de réactif. Après agitation s'il y a des aldéhydes on obtient une coloration rose violacé. Cette réaction serait fort sensible.
MM. Gayon et Dupetit ont appliqué leur procédé d'analyse qualitative au dosage de l’ensemble des produits aldéhydiques.
Pour cela ils comparent la teinte obtenue avec celle que donnent des solutions alcooliques titrées d'aldéhyde vinique et expriment le résultat en fonetion de cette dernière substance comme si elle était seule dans le liquide analysé. |
Allen plus tard donne la description suivante pour la préparation de ce réactif connu sous le nom de. réactif de Schiff: 100 c.c. d'une solution à 5 p. 100 de fuchsine sont mélangés avec 250 c.c. d’eau, on ajoute 10 c.c. d'une solution de bisulfite de soude de densité 1,375 et ensuite 10 c.c. de SO‘H2.
Le mélange est abandonné à lui-même pendant quelque temps et il se décolore entièrement.
Ce réactif tel qu'il est préparé se recolore en présence de l’eau aérée ou encore lorsqu'on le chauffe.
Villiers indique la fuchsine décolorée par SO? comme une réaction différentielle entre les aldéhydes normales et les acétones.
Ce réactif est coloré en violet par les aldéhydes et ne donne rien avec l'acétone soigneusement purifiée non plus qu'avec l’'éthylméthylcétone.
G. Urbain a étudié la recoloration par les aldéhydes de la fuchsine décolorée par l'acide sulfureux.
Cette recoloration que l'on considère générale-
ment comme résultant de la régénération de la
fuchsine proviendrait de ce qu'il se forme dans ces conditions des produits de condensation entre les aldéhydes et la rosaniline, composés que l'acide sulfureux ne décolore pas.
Ce qui caractérise ces composés est leur propriété de virer au bleu par addition d’acide chlorhydrique.
Il serait donc illusoire de décolorer exactement la dissolution de fuchsine par la quantité juste nécessaire de SO?.
Comme démonstration de la théorie de cette réaction, Urbain opère sur de la fuchsine décolorée par
l'acide chlorhydrique, il obtient, du jour au lendemain, une coloration bleue intense.
Crismer donne comme réactif des aldéhydes ; l'iodure double de potassium et de mercure:
Les aldéhydes donnent avec une solution alealine d'iodure double de mercure et de potassium un précipité allant du blanc jaunâtre au brun rouge ou au noir suivant la dilution.
L'addition d’eau de baryte à la solution de chlorure mercurique dans l’iodure de potassium est préférable dans le cas particulier de la recherche des aldéhydes à l'emploi de la squde ou de la potasse. :
Néanmoins Crismer prétend que le réactif de Nessler peut aussi bien servir.
A l’aide de ce réactif, dit-il, on a démontré la présence de quantités notables d’aldéhyde dans l’éther le mieux rectifié du commerce, même celui distillé sur du sodium ; pour l’en débarrasser il suffit d’agiter l’éther avec des quantités croissantes du réactif jusqu à ce qu'une prise d'essai ne donne plus : de précipité.
Après décantation on dessèche l'éther sur du carbonate de potasse et on le distille.
‘Le liquide obtenu bout à 34,5 ou 35° et a une densité de 0,718 à 17°5 et de 0,7195 à 20°.
L'éther qui renferme des aldéhydes possède presque toujours de l’eau oxygénée.
La présence du peroxyde d'hydrogène est peutêtre une conséquence de la production des aldéhydes ou de leur polymérisation.
On a remarqué en effet que les paraldéhydes les
ne:
plus pures renfermaient toujours du peroxyde d'hydrogène.
Le chloroforme renferme fréquemment des aldéhydes dont on peut le priver de la même manière, car la distillation fractionnée ne permet pas de les séparer.
L’essence de citron pure, après distillation dans le vide, ne renferme ni aldéhyde, ni peroxyde d’hydrogène.
Exposée à l'air, à la température de 20e à 25° ou à la lumière, il s'y produit de l’aldéhyde.
Le contact avec l'eau produit le même résultat.
De nombreuses essences se comportent de même.
Différentes variétés commerciales de glycérine renferment du méthanal ainsi que l'alcool amylique et l'alcool éthylique. On ne peut confondre d’ailleurs le précipité obtenu par l’action des aldéhydes sur ce réactif avec celui que donne l'ammoniaque, celui-ci se redissolvant à l’encontre du premier par addition
-de cyanure de potassium.
En 1893 Trillat publiait deux méthodes qualitatives et quantitatives. |
Dans sa première méthode qualitative, il oxyde le tétraméthyldiamido-diphénylméthane par le bioxyde de plomb et l'acide acétique ; il se manifeste une coloration bleue intense résultant de la formation de l’hydrol correspondant.
Cette réaction a été utilisée pour reconnaître dans une solution la présence de la formaldéhyde à l'état libre ou dans certains cas à l’état de combinaison. On verse 1/2 e.e. de diméthylaniline dans la disso-