CHAPITRE IV
DOSAGES des PHENOLSTEROIDES et de la FOLLICULINE
Par phénolstéroïdes, on entend toutes les substances phénoliques donnant une coloration rouge par la méthode KOBER (après refroidissement et dilution d’une solution phénolique suliurique en présence d’un résidu œstrogène à chaud).
Mais la coloration finale dépendant du corps œstrogène considéré, COHEN et MARRIAN, puis BacHMAN fixèrent les conditions optima du dosage et remplacèrent Flacide sullurique par l'acide phosphorique. SzEGO et SAMUELS, par ailleurs, remplacèrent le phénol par le gaïacol pour obtenir une réaction spécifique de l’'œstrone. Pour KoBER, le B naphtol sensibilise la réaction au maximum ; le phénol lui paraît encore plus commode à employer.
Une autre difficulté tient aux pigments urinaires. Cette difficulté est encore accrue chez les femmes non enceintes, vu la faible quantité d'œstrone émise : la prise d’essai nécessaire au dosage étant alors beaucoup plus forte.
COHEN et MaRRiAaN décolorent le réactif de KOBER par l’eau oxygénée, qui attaque aussi les pigments urinaires.
VENNING établit une courbe d'absorption des pigments, mais ces derniers varient d'un échantillon à lautre.
JAVLE ajoute de l’acétone à la réaction ; la coloration de KOBER disparaît alors en quelques heures. On peut alors par deux lectures, l’une immédiate et Fautre vingt-quatre heures après, déterminer la quantité d’œstrone.
C’est d’ailleurs la méthode conseillée et légèrement modifiée par JAVLE, qui paraît la plus commode à utiliser : |
PRELEVEMENT.
Comme pour les 17-cétostéroides; on recueille les urines des vingt-quatre heures sur acide chlorhydrique (une cuillerée à calé par litre d'urine environ).
HYDROLYSE.
400 cc. d’urines sont hydrolysées sous réfrigérant à reflux pendant une heure en présence de 140 cc. d'acide chlorhvdrique concentré. On refroidit alors rapidement.