DOSAGE PROPREMENT DIT
On reprend l'extrait par 2 cc. d'alcool à 95° redistillé pour éviter toutes impuretés.
On répartit alors dans trois tubes à hémolyse en pyrex : — 0 cc. 25, — 0 cc. 50 et — 4 cc. 00 de la solution alcoolique pour avoir un résultat compris entre 10 y» et 20 * par tube.
Par ailleurs, on possède une gamme étalonnée de tubes de 1%, de 275, de 5, de 10” et de 15» de folliculine (qui ne se refait que lors de changement d’un des réactils).
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Les tubes contenant l'extrait alcoolique de la prise d'essai sont évaporés à siccité ; puis on ajoute À cc. de réactif phénolsulionique et on porte au bain-marie bouillant pendant dix minutes en prenant soin d’agiter pendant la première minute, afin de bien mettre en solution l'extrait sec. Puis on refroidit rapidement tous les tubes. Chaque tube est alors traité séparément et on prépare à proximité du photomètre
— un bain-marie bouillant, — un bain de glace,
— un chronomètre.
On ajoute dans chaque tube 1 cc. 9 d’eau bi-distillée ; on porte au bain-marie bouillant pendant 60 secondes ; on refroidit 30 secondes dans la glace.’ Puis on ajoute 2 cc. 5 d’une solution aqueuse d’acétone à 50 %..
On photométrie 60 secondes exactement après l'addition d’acétone. On fait une deuxième lecture vingt-quatre heures après.
Par différence, on a Pindice optique de la coloration rose due à la folliculine, car la coloration de la deuxième lecture est due aux impuretés inhérentes, ainsi qu'aux pigments urinaires.
Le réactil phénolsulionique ne se trouvant pas dans le commerce, il convient de donner quelques précisions sur son obtention.
On distille du phénol pur sur feu nu. Le phénol se condense dans lerlenmever, ainsi que dans Île tube réfrigérant, où passe de l’eau bouil-
lante. On verse doucement 50 cc. de phénol pur ainsi obtenu (et relondu au bain-marie à 40°) dans 78 ce. de SO4H2 R.P. refroidi dans un bain-marie de glace ; le phénol fond doucement. Puis on dilue exactement au demi le volume ainsi 6btenu avec du SO4H2 concentré R. P. La solution doit être très légèrement colorée en jaune. On peut conserver ce réactil ainsi trois semaines en glacière.
Dans sa technique initiale, JAvLE utilisait le réactif de KOBER au naphtol sulfurique, qui donnait des ennuis de conservation et de mauvaise coloration.
De plus, JAVLE fait une différenciation entre les phénolstéroïdes totaux aimsi obtenus et la fraction phénolique faible.
L’extrait ethéré de la phase sodée acidifiée à pH=3,0 au rouge Congo est lavé deux fois avec 15 cc. de soude décinormale, qui élimine la fraction phénolique forte. La soude de lavage est extraite par deux fois avec 10 cc. d’éther pour récupérer les stéroïdes phénoliques faibles qui auraient pu être entraînés. On réunit les éthers ; on les lave à l'eau ; on évapore à sec et on reprend par lalcool comme pour les phénolstéroïdes totaux.
JAYLE a pu ainsi démontrer que la fraction phénolique faible est éliminée en grande partie pendant la phase folliculinique du cycle, la fraction phénolique forte prédominant, durant la phase lutéale, la fraction phénolique faible réapparaissant au moment de la menstruation.
Aussi, au cours du cycle menstruel,
assiste-t-on par cette méthode à de nombreuses fluctuations des phénolstéroïdes avec des chiffres oscillant entre 120 * et 280 ». Il convient alors d’eifectuer le dosage, soit à intervalles réguliers durant toute la durée du cycle, ce qui est fort difficile en pratique médicale courante, soit un jour donné après le premier jour des règles (le vingt-deuxième jour, par exemple, où le taux d'élimination des phénolstéroïdes est alors voisin de 200 * par vingtquatre heures). Au contraire, chez l’homme, l’élimination des œstrogènes est très constante ; elle est comprise entre 120 * et 1507 par vingt-quatre heures.
Récemment, JAyLE et CREPY ont mis au point une méthode d’hydrolyse phospho-tungstochlorhydrique permettant d'éliminer la majeure partie des pigments et des résines, qui gênent pour le dosage colorométrique final.
Par cette dernière méthode, les chiffres oscillent au cours du cycle menstruel entre 30 » et 60%. Chez l’homme, la teneur est ici constante entre 257 et 40».
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