CONCLUSIONS
Malgré leurs imperfections, les dosages hormonaux et, en particulier, celui du plus discuté (le F.S.H.), ont permis la dissociation de cas cliniques inextricables jusqu'ici : c’est ainsi qu’on peut afirmer une atrophie des récepteurs génitaux chez un sujet présentant un hyper-F.S.H. dans le syndrome de TURNER ou dans celui de KLINEFELTER par exemple.
Les dosages des stéroïdes viennent aussi compléter utilement le diagnostic du clinicien
Les 17-cétostéroïdes se trouvent en excès notamment dans les états de constitution hyperandroïde, ainsi que dans le syndrome de CUSHING.
Au contraire, un manque de 17-cétostéroïdes se retrouve dans les constitutions gynoïdes avec hyperplasie Iymphoïde et traduit, de plus, une insuffisance surrénalienne. C’est dans la maladie d’AppisoN que l’on obtient les chiffres les plus réduits de l’ordre de 2 à 3 mgr. par vingt-quatre heures.
Le dosage du prégnandiol permet la surveillance de l’évolution de la grossesse, ainsi que l'exploration de lactivité surrénalienne.
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Le dosage des glycuronidates butylosolubles ”G.B.S.”, associé parfois à celui des phénolstéroïdes, a permis à JAyLE de classer, en Six formes cliniques, les diflérents états d’hyperloliculinie :
1° L’hyperlolliculinie de Ja phase lolliculaire.
2° L'hypertolliculinie du type hyperhormonal.
3° L'hyperlolliculinie par insufisance cortico-lutéale.
4° L’hyperfolliculinie caractérisée par l'insufMisance de linactivation hépatique des œstrogènes.
5° L’aménorrhée hyperlolliculinique.
6° L'hyperlolliculinie de la castration.
Le dosage de la folliculine et des phénolstéroïdes présente des indications beaucoup plus vagues, vu la multiplicité de ses origines, le taux d'une femme castrée pouvant être parlois supérieur à la normale.
On voit donc lintérêt que présente, en gynécologie, l'étude des récepteurs ; la réceptivité paraît être beaucoup plus importante que le taux hormonal lui-même ; elle traduit l'équilibre diencéphalo-hypophysaire du sujet.
On devra donc pratiquer, en sus des dosages hormonaux, une série de frottis vaginaux (à trois ou quatre jours d'intervalle au cours du
rides
cycle) dont la proportion relative des cellules éosinophiles nous renseignera sur la valeur du récepteur génital.
Tout examen endocrinologique complet devra donc, en plus de l'examen clinique, porter :
— sur l’état morphologique des différents récepteurs ;
— sur l'existence possible de dystrophies neuro-éctodermiques ;
— et enfin, sur l'équilibre diencéphalohypophysaire du sujet.
Ce brel exposé des différents modes de dosages hormonaux montre la minutie des longues manipulations nécessaires pour fournir au clinicien des éléments, aussi précis que possible, sur un terrain inconnu hier et à peine entr'ouvert aujourd’hui.
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