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Radioscléromètre
Pendant que le radioscléromètre ne nous renseignait que
| sur la qualité du rayonnement X, le «Compteur » de Villard,
basé sur le même principe de l’ionisation, mesurait directement la quantité des rayons absorbés et réalisait ainsi le premier jontoquantimètre. Tous les ionomètres construits depuis cette époque
| me sont qu’un modèle plus ou moins modifié de ce premeir appa-
reil de mesure et il importe de connaître sa construction. Il était
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constitué par. une boîte d’ionisation qui recevait les. rayons : X par une ouverture: de grandeur déterminée. À l’intérieur de cette: boîte se trouvait une. électrode en communication avec Paiguille d’un. électromètre. Les parois de la boîte étaient maintenues à un potentiel constant. L’aiguille de l’électromètre est chargée, par, les ions que produisent les rayons en traversant l’air. Pour une
Fig. 2
tint
Quantitomètre de Villard certaine charge cette aiguille se déplace, vient toucher un contact qui renverse sa charge et qui renvoit l'aiguille à son point de dé- | part. L'émission succesive eds rayons fait osciller l'aiguille cakes | deux points, un compteur d’horlogerie totalise les mouvements de l’électromètre et indique sur un cadran la quantité des rayons | absorbés. L'appareil était gradué en unités H, mais: Villard
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eut déjà V'idée d’ adopter, une unité physique plus. précise, car il
s'exprime de ‘a façon suivante : «L'unité de quantité ‘de ràyons y est celle qui libère par ionisation une unité électrostatique par centimètre cube, d'air ‘dans les conditions normales de température et. de pression. » L'appareil de mesure de Villard avait malheureusement le désavantage d’être assez compliqué et d’être très délicat, et des difficultés de technique ont empêché que
cet appareil put servir au ‘dosage pratique des rayons X.
| Szillard (1), après avoir présenté à l’Académie des Sciences un électromètre pour mesures ‘de radioactivité d’un maniement ès facile, imagina quelque temps “plus tard un iontoquantimètre destiné à mesurer ls rayons Rôntgen. Cet appareil était constitué d’ une source électrique et d’un électromètre, les deux se trouvant “dans un châssis. ‘Un long conducteur flexible relie l'appareil de mesure avec le récepteur qui est une chambre d’ionisation et qui ‘porte à l’intérieur une petite tige métallique, l’extrémité du fil conducteur servant comme électrode. Lés parois de la chambre d’ionisation sont de plomb, laissant à la partie supérieure une
petite fenêtre recouverte d’une lame d'aluminium, comme porte d'entrée pour les rayons incidents. Le volume de la chambre
d’ionisation est de 1 centimètre cube. Cet appareil permettait -comme le nouvel ionomètre de Solomon, de pratiquer l:s mesures sur ‘place, c’est-à-dire sur le champ ‘d'irradiation même. Mais il avait un. grand défaut, Szillard avait négligé l'influence des os en bre. On sait qu un corps métallique, traversé par un faisceau de rayons X, émet une partie de ce rayonnement en Forme de rayons dits caractéristiques dépendant directement des propriétés physiques de ce corps traversé. Or, les parois de la chambre d’ionisation contiennent du plomb et l’air conténu dans -cette chambre sera rendu conduct eur par les rayons primaires ‘incidents et les rayons caractéristiques du plomb. Cette addition de rayons primaires «t secondaires rend tout calcul inexact, comme les rayons secondaires varient avec le degré de pénétration des rayons primaires employés, des rayons -d’une longueur d’onde
(1) Archives d'électricité médicale, If, 1914, page 24, et Di iMenterapie Bd, 5, page 742 (1914),