‹ Dossiers du procès criminel de Charlotte de Corday, devant le TribunalChapitre 61 sur 90 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Charlotte de Corday donna la mort à Maral le < 3 juillet \ 793.

Arrêtée à Unstant même, elle fut interrogée par le Commissaire de Police de la Section, en présence de plusieurs des membres du Comité de Sûreté Générale qui avaient été prévenus en toute hâte.

Le lendemain i Juillet, le Comité de Sûreté Générale fît des recherches et entendit des témoins. Il y eut là une première information qui se prolongea jusqu'au moment où le Tribunal Révolutionnaire fut saisi de l'affaire par le Décret de la Convention du \A Juillet n93. (Voyez Dossiers du Procès de Charlotte de Corday, pagen.)

Le Tribunal Révolutionnaire ne commença llnstruction proprement dite que le mardi 46. -— Cette Instruction fut courte: dès le 47, au matin, TAccusée comparaissait devant le Jury ; à une heure, elle était condamnée, et le soir, entre sept et huit heures, Charlotte de Corday avait vécu, suivant sa propre expression, empruntée, dit-elle, au Langage Romain.

Il restait cependant encore deux complices : Fauchet et Duperret, traduits par un Décret de la Convention, comme ayant connu le projet de Charlotte Corday, et en ayant facilité Texécution.

Régulièrement, ils auraient dû être poursuivis et jugés en même temps que l'Accusée principale.

On n'en fît rien : et il semble qu'après l'exécution de Charlotte, on n'ait plus songé à ceux-ci.

Nous n'avons trouvé aucun acte, aucune trace d'une procédure dirigée contre eux. Il y a plus : lors du Procès des Girondins, Chabot, sur l'interpellation de Duperret, reconnut que ce dernier avait été étranger à la mort de Marat *.

1. L'accusé Duperret Je dis à Chabot en signant mon interrogatoire 'f

— Chabot, je vous demande si en votre âme et conscience vous me croyez coupable de Faction noire dont on m'accuse ? Chabot répondit : — Je crois que tu

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