III. L'Ecriture
Les lettres particulièrement caractéristiques de l'écriture de Charlotte sont :
Le C, très haut et séparé des autres lettres, quelquefois descendant au-dessous de la ligne.
Lei?, qu'elle trace toujours avec une grande boucle penchéeen avant.
UE initial, dont elle fait invariablement une majuscule, surtout dans la particule Et.
L'F, auquel elle donne une forme bizarre, qui constitue une habitude de plume très-remarquable : le délié, remontant derrière le jambage principal, de manière à former la boucle d'en bas, se termine, tantôt à gauche par un crochet, tantôt à droite par une liaison avec la lettre suivante.
Le P, r5, le F, sont aussi très-reconnaissables.
On retrouve tous ces caractères dans la pièce de question.
Nous ne pouvons qu'y renvoyer et les signaler :
« Cher papa... Cependant... Je ne Crois pas... Cette lettre.... le Ciel... Comme... Clément...
Je vous 2>ois... Douleur... i?'autre...
^n partant... Et quant vous la recevrés.
France, reFusés.
Il y a en outre des mots entiers où la ressemblance est frappante, tels que : permission^ — Angleterre, — papa, — mots qui sont tout à la fois et dans sa dernière lettre à son père et dans la lettre de question.
La Signature. — Un faussaire n'aurait pas manqué de signer Charlotte de Corday ^
1. Nous donnons, comme type du faux, la lettre suivante, qui a pourtant été citée par un historien de Charlotte de Corday :
« Mon père, — écririt-elle, •— cette lettre vous sera rèmiie par une personne sûre ; tenez-