DB CHARLOTTE A SON PÈRE
Et à la fio de la pièce :
« Français, je vous ai montré le chemin, vous connaisses vos » ennemis, lev^s vous, marchés, et frappes. »
Cette orthographe est invariable dans les écritures de Charlotte : sa lettre à Barbaroux commence ainsi : « Vous av^s désiré, citoyen etc. ; » celle à son père : « Pardonnes-moi mon cher papa... » et elle finit par ceux-ci : « n'oublies pas le vers de Corneille : Le crime fait » la honte^ etc. »
Dans la lettre de question nous trouvons : « mon cher papa, » embrassas ma sœur pour moi et ne m'oublies pas. »
« Quant vous la recevres... »
Ceci était correct, c'était Forthographe du temps, celle que suivaient Louis XVI, M"*® Roland et les hommes les plus instruits. Voyez notamment la correspondance de Baudin (des Ardennes), membre des diverses Assemblées législatives et de l'Institut [Charlotte Corday et les Girondins^ p. 776).
Mais elle poussait cette habitude jusqu'à l'incorrection.
Lettre à M"® Rosalie Loyer (mars -1 792).
« Pendant que je murmuras... je ne pouv^s le savoir... j'augmen- » ter^s le nombre... je vous choisires etc.. sûre que je proflter^s... » Je ne sauras penser... je voulus vous mander. »
Lettre de mai 4792 à la même :
«c J'aures été charmée. »
Lettre à Barbaroux écrite de l'Abbaye, p. \ .
a Je ne me réveille...»
Lettre au même, datée de la Conciergerie, p. 2.
« A midy, j'aure vécu. »
Lettre de question.
a J'en aur^s trop (de) douleur. »
Ici la coïncidence est frappante parce qu'elle porte sur une faute.
Elle écrit temps sans p, tems.
Lettre à Barbaroux, p. 3. — « ils prétendaient me connaître de long^em^. »
Lettre de question.
« Je ne crois pas qu'on puisse y vivre heureux de bien long^e^À*.
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Croire. — Charlotte écrit croire par un t, comme on peut le voir à la ligne ci-dessus, et non par un y, quoiqu'elle emploie souvent cette vieille orthographe dans d'autres cas. Voyez lettre à Barbaroux, le mot croire y est plusieurs fois répété.