ADRESSE DE MARAT
Cette adresse avait été écrite par Charlotte de Corday, au crayon, et laissée par elle dans sa chambre; elle fut trouvée lors de la perquisition faite à Thôtel de la Providence. (V. ci-dessus, n.' a, p. 8.) Elle ne contient que ces
mots :
Faubourg Saint-Germain, rue des Cordeliers,
h l'entrée.
Au dos on lit les signature de :
RoussET, Cavanagh, Fiot, Brunot, et AuFAUvRE, secrétaire-greffier.
LETTRE DE CHARLOTTE DE CORDAY A
MARAT (i).
Je vous ai écrit ce matin, Marat, avés vous reçu ma lettre, puis je espe'rer un moment d^audience, si vous Pavés reçue, j'espère que vous ne me refuserés pas, voyant combien la chose est intéressante, suffit que je sois bien malheureuse pour avoir droit à votre protection.
{Cette lettre ne parte pas de signature).
On lit au dos :
Au Citoven Marat.
Faubourg Saint-Germain, rîie des Gordeliers,
A Paris.
Au bas est écrit :
La présente n'a point été remise à son adresse, devenue inutile par l'admission de l'assassin, à sa deuxième présentation, vers les sept heures et demie de relevée, à laquelle elle a commencé son forfait.
Signé GUELLARD.
(i) L'original de la première lettre que Charlotte adressa par la poste à Marat) n'existe pas au dossier : voici cette lettre, telle qu'elle fut lue par Chabot à la Convention et insérée dans la Gazette NaHonale {Moniteur alors non officiel), n.« i^, du mardi i6 juillet 1793.
« Je viens de Caën, Votre amour pour la Patrie doit vous faire désirer de connoitre les complots qu'on y médite. J'attends votre réponse. »
Chabot n'énonce aucune signature; il semble cependant, par la teneur même de la lettre, que mademoiselle de Corday avait dû indiquer son adresse, puisqu'elle écrivait parla poste et demandait une réponse.