OBSERVATIONS
Charlotte de Cordav donna la mort à .Maral le 43 juillet 4793.
Arrêtée à l'instant même, elle fut interrogée par le Commissaire de Police de la Section, en présence de plusieurs des membres du Comité de Sûreté Générale qui avaient été prévenus en toute hâte.
Le lendemain 44 Juillet, le Comité de Sûreté Générale fit des recherches et entendit des témoins. Il y eut là une première information qui se prolongea jusqu'au moment où le Tribunal Révolutionnaire fut saisi de l'affaire par le Décret de la Convention du 44 Juillet 4793. (Voyez Dossiers du Procès de Charlotte de Corday, page 47.)
Le Tribunal Révolutionnaire ne commença Tlnstruction proprement dite que le mardi 46. — Cette Instruction fut courte: dès le 47, au matin, l'Accusée comparaissait devant le Jury ; à une heure, elle était condamnée, et le soir, entre sept et huit heures, Charlotte de Corday avait vécu, suivant sa propre expression, empruntée, dit-elle, au Langage Romain,
Il restait cependant encore deux complices : Pauchet et Duperret, traduits par un Décret de la Convention, comme ayant connu le projet de Charlotte Corday, et en ayant facilité Texécution.
Régulièrement, ils auraient dû être poursuivis et jugés en même temps que l'Accusée principale.
On n'en fit rien : et il semble qu'après l'exécution de Charlotte, on n'ait plus songé à ceux-ci.
Nous n'avons trouvé aucun acte, aucune trace d'une procédure dirigée contre eux. Il y a plus : lors du Procès des Girondins, Chabot, sur l'interpellation de Duperret, reconnut que ce dernier avait été étranger à la mort de Marat ^.
1. V accusé Duperret Je dis à Chabot ea signant mon iiterrogatoire *:
— Chabot, je vous demande si en votre &me et conscience vous me croyez coupable de l'action noire dont on m'accuse ? Chabot répondit : — h crois que lu