FÉMININ
Professions libérales (acteurs, chimistes» graveurs, pholograpbe.s, médecins)
Professioni maTiuellcs des arts et rnétiers (boulangers , cordormiers » coiffeurs »
chapeliera , etc. ) . . . . . . . . * * .
Professions diverses (assureurs, banquiers, fermiers, épiciers, etc.).
Professions non constatées. . . . . .
Sans profession (femmes et enfanta) . . . . . .
Quant au classement par nationalités, les îles Britanniques en ont fourni 66, 1 79 ou 34 p. 0/0 ; après viennent rA6emagne,qui en a envoyé 36,565 ou ,9 p. 0/0; la Chine, ig.oSS ou . 0 p. 0/0 ; les provinces de Québec etd.Ontano, 18,490 ou 9 p. 0/0 ; la France, 8,607 ou 4 p. 0/0; l’Aulriche, 6,089 3 p. 0/0 ; la Suède
6,o3 1 ou 3 p; 0/0 ; la Norwège, 4.465 ou 2 p. 0/0 ; lïtalie, 3,3 1 S ou , .7 p. 0/0 ; la Russie, 4,369 ou . p. 0/0; la Nouvelle-Ecosse, 2,555oui.3p»o/o.
L immigration , après avoir atteint son apogée en i854, avait décliné peu à peu jusqu’à la fin de guerre de la sécession, au printemps de i865 ; àpartir de cette époque, die a repris sa marche ascendante pour arriver, en 1872, à un chiffre un peu supérieur a celui de 1 854 ; pendant les années suivantes , non seulement elle a faibli considérablement, malgré les agences d’immigration établies à l’étranger, malgré les publications traduites dans toutes les langues et répandues dans tous les pays de l’Europe, concernantles avantages réservés aux immigrants sur le sol de la libre Amérique ; mais , ce qui est beaucoup plus grave , un retour marqué des immigrants vers kur pays d’origine s’accentue de plus en plus. Ce double phénomène peut être attribué à la même cause , la crise industrielle qu’un système économique de protection exagérée entretient , comme à plaisir, dans ce riclie pays, crise qui n’avait autrefois pour elTet que d’arreter le mouvement d’immigration ou d’arrivée, et qui, aujourd’hui, par suite des bas prix des passages sur les navires transatlantiques, a pour résultat de permettre aux immigrants, qui ne sont pas tout à fait dépourvus de ressources, de quitter un pays où les conditions du travail sont devenues trop dures, et de rentrer dans les pays de l’Europe , en y apportant le découragement et quelquefois même la désillusion.
^ Bien que les informations concernant ces départs manquent de précision, la liste des passagers en partance n’étant requise que des navires américains, et bien que les départs et les arrivées par la frontière septentrionale du Canada ne soient qu’imparfaitement constatés, il n’est pas sans intérêt d’indiquer, d’après les documents officiels, quel est l’accroissement réel de la population résultant de l’excédent de l’immigration sur l’émigration , en faisant remarquer que la richesse nationale ne suit pas la même loi , et que, tandis que chaque irhmigrant lui apporte, en moyenne, un accroissement de 4, 000 francs, l’émigrant, dépourvu de ressources, ne lui fait subir aucune diminution. Pour faire entrer dans cette appréciation les résultats de 1876 ! au heu de considérer les aimées du calendrier, je n’aurai égard qu’aux années fiscales finissant au 3o juin de c aque année, pour lesquelles le secrétaire du Trésor fait un rapport annuel au Congrès, Voici ce double mouvement depuis Tannée fiscale finissant au 3 o juin 1868: