‹ Double règne (volume 2)Chapitre 143 sur 191 · CHAPITRE XXL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXL

Il n'a point levé sa visière , et Raymond n'a pu voir ses traits ; mais Taccent de Tinconnu n'est point étranger à son oreille.

(( •*- Où je vais? a-t-il répliqué : qui » m'oblige à t'en faire part?

)) — Personne , sire chevalier.

)> — En ce cas , je puis te l'apprendre : )) je me rends au camp de Coucy.

)) — Tu pourras le chercher en vain.

» — Quoi ! déjà les combats finis ? . . . .

» — Ils n'ont pas même commencé.

» — Mais notre roi?

)) — N'a plus de couronne.

» — Louis IX?

» — N'a plus d'ennemis.

j) — Le prince anglais?

» -^ N'a plus d'armée. »

Raymond demeure confondu.

« — Guerrier ! murmure-t-il d^une voix )) sourde, qui es-tu pour que je puisse » croire à tes paroles ? D''ou viens-tu ?

» — Du camp de Goucy.

)) — Ou sont les chefs de ses cohortes?

Sous les drapeaux de Louis IX.

Quoi! tous ont trahi leurs ser- )) mens ^

Leurs sermens! lesquels?... Cela » dépend des idées. Ils n^ont trahi que les >) derxiiers : d^autres les retrouvent fidèles.

» — Vous applaudissez !

)) — Je regarde. Il est certain que , dans » le passé de leur vie , chacun d'eux a dé- » veloppé une grande flexibilité de con- )) science en matière de foi mentie. Du )» reste , sire chevalier ! où voit-on ici-bas

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