CHAPITRE XXI
)) réplique Roger d^un ton sec. Je t**accepte » tel que tu es. Il est temps que nous sor- » lions tous deux de notre immobilité de )» souffrances et de haines. Qu''est-ilde pire » en ce bas monde que de se ronger soi- » même dans les nuits de Tirapossibilité !.. )» quç d'avoir la force de saisir et de nVvoir M pas le moyen de briser ! . . . que d'être sans )» appui, quand tout croule !,. .
» — Trêve à ces mots inexplicables ! in- » terrompt le comte de Toulouse. Je ne » comprends pas tes idées , et pourtant )» je m'en épouvante. Me conduiras-tu vers » Marie?
M — Dès aujourd'hui même.
» — Partons ! »
Les deux chefs montent à cheval , l'esclave africain suit Raymond; et tous trois quittent le moulin.
Le pèlerin du Val des Ombres a gardé pendant quelque temps un profond silence. A peine croyait - il à la réalité de tout ce qui lui advenait derechef. Hors la nouvelle du trépas de son père qui semblait tinter dans sa tête: et la pensée de Marie qui le saisissant au cœur., s^ attachait : le reste passait en lui ou devant lui sans s''arrêter ni laisser trace. Tant de coups Pavaient accablé depuis sa première visite à Ja maison forte , qu^il en était devenu vide et anéanti comme un convalescent frappé d^ atonie. Il paraissait réduit à ne savoir plus ni s^étonner ni s^indigner. Sa douleur n'avait nuls transports : Tangoisse était inerte et froide.
Tout à coup il s'est arrêté.
« — Roger î où me conduisez-vous ?