CHAPITRE XXI
)) — Il y compléta ses désastres.
» — LWmée anglaise?...
» — Prit la fuite '.
» — Et les troupes confédérées ?
" — Saluèrent le roi de France. Elles »> abhorraient Tétranger : Louis leur parut » un sauveur.
>' — Et Enguerrand ?
" — Il disparut. »
Raymond pousse un profond soupir.
« — Mais Henri III , continue-t-il , ré- »> fugié sous les murs de Saintes, aurait » dû défendre la ville. La livra-t-il sans » résistance?
* De Sacy, Histoire de saint Louis y 1. 5, p. 542. — Guiart, Histoire de saint Louis. — Mezerai, t. i, in-foL. p. 580. — Anquclil. — VcHy. — Sismondi, Histoire des Français , t. 7 , clc.
» — Non. Le combat fut long et ter-
» rible. Mais la valeur de Louis IX et la
» couardise d^Henri III décidèrent de la
w victoire. L'un grandissait devant les ob-
» stades, Tautre pliait au moindre danger.
» On se battait hors des remparts ; le mo-
» narque anglais effrayé, abandonnant le
» champ d'honneur , accourut s'abriter
» dans Saintes : à peine , à table , en son
» palais, réparait -il ses forces perdues,
» qu'il apprend que Louis , vainqueur , est
»> presqu'à Tentrée de la ville. Il quitte à
« l'instant son repas ; et , sur un agile cour-
» sier, il pique en toute hâte vers Blaye.
» Qu'on incendie la ville de Saintes ! criait
» aux siens Tauguste fuyard : mais nul
» guerrier ne l'écoutait ; les troupes an-
» glaises , se précipitant à sa suite avec
» chariots , armes , bagages , s'étouffiiient
» dans les rues , s'écrasaient aux portes ,