‹ Double règne (volume 2)Chapitre 48 sur 191 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

véritable sourire du cœur a remercié le fils des braves. Une femme , auprès de Pâmant qui va décider de ses destins, a un coup-d^œil intuitif et sûr qui voit immédiatement si Tespérance est possible : son cœur renaît de suite , ou se brise ; alors , son soupir à la vie , est un salut ou un adieu.

Marie a repris en ces termes :

« — Guerrier ! plus de paroles d'amour. )) Un noble but est devant moi; je n^ puis » arriver que par vous : il faut sauver la )) France : aidez -moi.

» — Comment?

)) — Enguerrand de Coucy est votre » ami, votre héros: qu^il reste votre frère )} d^armes!... Mais (ju^il ne soit pas votre

» roi. C^est celui des aines perfides; et Marie )) a horreur des traîtres.

» — Enguerrand ! . . . un traître ! Qui ? )) lui !...

V) — Coucy, grand dignitaire de France, n n^avait-il point juré fidélité à ses rois ? )) N'est-il point félon et parjure? N'a-t-il » point forfait a Phonneur? Ne tient-il » point un sceptre usurpé ?

)) — Ce sceptre!... il fut forcé de le » prendre.

» — Eh hien ! malheur à lui sMl le » garde ! » ,

L'héritière des Montfort, en prononçant ces mots, avait un accent inspiré. Ses sentimens de fidélité religieuse et monarchique , récemment exaltés par la comtesse de Sois-

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