CHAPITRE XIV
» — H le fallait : c^était la volonté cPYo- » land.
» — Ah ! je m^'explique sa pensée ; elle a » lu au fond de mon cœur ; elle sait votre >* empire sur moi.
» — Sire comte ! répond la jeune fille en )» rougissant , j^ignore les secrets motifs qui » ont déterminé la dame de Soissons à me » choisir plutôt qu'un autre pour parler à n Tame d'un brave. Eutrope a conseillé » mon départ ; il avait reçu aussi , de son » côté , la nouvelle de votre voyage à Or- » léans ; le correspondant inconnu lui don- » nait l'itinéraire de votre route. Il indi- » quait cet hermitage, où Ton pouvait ve-
»> nir vous attendre Puis qu'ajoute-
» rai-je de plus ! On m'a demandé : Crai- » gnez-vons? j'ai dit : Non : et je suis >« venue. '*'
)» — Marie! Dieu soit béni mille fois ! il » nous réunit Fun à Tautre....
)) — Oui, reprend la douce envoyée, )) oui, pour le salut de la France. Vous » n'hâtes point , n^est-ce pas I de ce complot » infernal qui s'est lâchement ourdi contre )» la vie du prince? vous ne pouvez pas être )) un instrument de meurtre et de crime , )) n^est-il pas vrai? — Répondez donc. Si » vous aviez le cœur d'un monstre , auriez » vous osé me TofFrir? Le ciel ne m'eût-il )) pas avertie? Ne vous aurais-je pas haï
)) tout d\ibord ? Serie2-vous là ? serais-je
)) ici? ))
Marie était émue , oppressée ; ses questions étaient des aveux : Raymond le sent il est aimé.
^< — Non , dit le fougueux paladin , je ne