‹ Double règne (volume 2)Chapitre 51 sur 191 · CHAPITRE XIV. U · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV. U

» suis d'aucun vil complot; mon ame est w digne de la vôtre.

)) — Mais d'où venez-vous? dit Marie.

)) "Envoyé près de la Régente... quelle était )) votre mission? »

Le Toulousain a tressailli: il se rappelle r amulette f' et une main glacée a comme saisi son cœur. L'enivrement de Tamour avait un instant écarté de son souvenir les plans de trahison de la ligue. La pensée qu'en ce moment même la régente et le jeune roi étaient en marche pour Melun , où les attendait peut-être un poignard, a fait dresser ses cheveux sur sa tête. Il est un des complices du crime. Une sueur froide a mouillé sa poitrine. Sa respiration , courte et convulsive , devient une sorte de sifflement aigu; son sang battait comme un marteau dans sa tête ; cl sa pâleur devient livide.

Marie se lève épouvantée .

«( — Grand Dieu! qu'avez-vous ? s^é- » crie-t-elle. •

» — Ce que f ai? répète le preux; ne le )» voyez-vous pas?... je frémis. Ce que f au « Le sais-je moi-même! J'ai porté un mes- » sage à Blanche ; il y a là quelque noir » mystère. Ne me repoussez pas, Marie!

>♦ Cette amulette. . . oh î c''est affreux î mais il

> me fallait obéir Un soldat ! Et pui»

■<y Ton s'est tû. D'ailleurs, nul ne m'a con-

rt suite. Malheureux! si j'avais prévu!

j> 11 n'est plus temps, le prince est parti

» Ah I j'aurais dû donner le poignard.

» — Le poignard ! interrompt Marie.

f* Qu'entends-je ! . . . on vous aurait offert?. . .

)• Horreur! un assassin devant moi ! ré—

» giride! — et je lui parlais I.... »

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