‹ Double règneChapitre 62 sur 137 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

t< — Merci-Dieu! a-t-il riposté; vous » devez bien penser que nous ne sommes » pas venus ici dans Punique but d'écouter » des gabes impies , et de promener des » dagues oiseuses. Nous parcourrons votre )> demeure ; vous nous y autorisez , mille » grâces ! Nous n'avions cependant nul » besoin de la permission. Celui qui se dé- » clare ouvertement , comme vous , le )) protecteur de Fhérésie , s'est placé hors w des lois communes : tout chrétien peut lui » courir sus.

» — En quoi donc , a repris Roger , me » suis-je montré l'ennemi de l'église ? Sa- » vez-vous ce que je puis être?

» — Le pays l'ignore, messire.Mais, au-

» jourd'hui, le péché s' empreint si clairement

)) sur les faces qu'au premier coup d'œil

)) et sans peine, on reconnaît le mécréant. 1. 10

i4u 1X)UBLE REGNE.

->) Vous ii^avez point cherché , en outre , à » dissimuler vos ténébrosités manichéen- » nés. Votre seigneurie s'est opposée à Ten- )) rôlement de ses vassaux parmi les soldats » du Sauveur. On s'estfait répéter vosparoles ; » et, frère Ambroise, ce matin, a frappé ces )» murs d^anathème. »

Le comte de Toulouse, debout près du fauteuil de Roger , contenait mal son impatience : elle éclate à ces derniers mots.

(( — Capitaine ! on vous a menti. Le cliâ- « telain du Val des Ombres n'a point dit aux )) gens du hameau : Défense à vous de prcnn dre les armes! Je vous Ta tteste, j'étais là.

» — De qui donc ont-ils pris conseil?

» Quelle voix leur parla ?

)) — La mienne.

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