‹ Double règneChapitre 67 sur 137 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ruines. Aucun souterrain , point de trappes. Au dire de plus d^un routier , peut-être ne faudrait-il , pour entrer au palais de féeries du nécromancien , que murmurer quelques formules cabalistiques ; mais Tobstiné vieillard les prononcera-t-il ? et , au cas même où il le voudrait , Satan", évidemment son maître, lui en laisserait-il la puissance?

Le comte de Toulouse avait obéi machinalement à l'injonction du châtelain j il ignore à quelle fin on Venvoie au donjon ; il ne sait ce qu'il y va faire ; mais , accoutumé aux singularités du lieu, et, persuadé, sans trop s'en expliquer la raison, que son mystérieux hôte est investi d'une sorte d'autorité occulte qui peut le soustraire aux périls , il suit le Maure avec confiance.

Ils montent à pas pressés les marches ,

lûS DOUBLE RÈGNE,

réparées à neuf, de Tescalier tournant du donjon , et parviennent rapidement à la plate-forme couverte qui dominait la maison forte. De ce point assez élevé , Fœil s'étendait au loin sur une partie des campagnes voisines. Le magnifique château d'Enguerrand et les quatre tours prodigieuses dont ses remparts étaient flanqués se déployaient à peu de distance ; le haut monument du milieu , comme un géant créé pour regarder , d'un front immobile , passer les hommes et les siècles, portait sa tête crénelée vers les nues. Alentour , villes et villages , semblaient humblement prosternés. Là, les bois , les rocs , les églises , tout , au pied du colosse immense, gisait en œuvres de pygmée ' .

Voytîz Souvenirs île Couc.ii , avec dessins lilhogj'a-

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