‹ Double règneChapitre 96 sur 137 · CHAPITRE VIII. 23;J · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. 23;J

» — Prenez,-v garde , nobles sires ! re- ) prend le châtelain de Coucy , les petits » aiment à se modeler sur les grands : le ) peuple, à votre exemple, h son tour,

> voudra, se soulevant aussi, crier un ) joiu' : Indépendaneel Ce mot de flammes » et de mort , lancé aux champs de rinfini ) par le premier des révoltés , est l'extermi- ) nateur éternel qui, à tout jamais dans les ' temps, dévorera le genre humain.

» — Quoi ! encore des prophéties ! s'é-

I) crie Boulogne avec aigreur; par la vraie

> croix! finissons-en. Louis-le-Gros , cela t est certain , a fait acte de démence en ) affranchissant les communes; il a ouvert » ainsi une première digue au torrent des ) révolutions: delà routiers et pastoureaux^

' Paysans boulevos. Cttmiiicnccinciit de \n jacquerie. Pliilippe-Augusle fut oblige d'aller coin bat lie en pci-

» Mais aussi périsse sa race ! Nous ne som- » mes ici que pour travailler à ce grand » œuvre. Vengeons-nous, aidés par le » peuple, d'un sang trop dévoué au peuple! )» Que Tenfant' royal disparaisse !

» — Quel crime a donc commis cet en- " faut? reprend le sire de Coucy ; il est sans » reproche et sans tache.

» — Roi qui tombe est toujours coupa- )• ble , a interrompu Lusignan'. Coucy, » tes paroles inconcevables et ta résistance » bizarre commencent à lasser nos frères. » Quelle que soit ton éloquence , tu ne sau- » rais nous faire revenir sur nos détermi- )' nations. Nous t'avons choisi pour chef,

sunne les pastoureaux , brigands valeureux. Anquetil , t. 2, p. 87 , en l'an 1185.

' Hugues de Lusignan , comte de la Marclie, était le plus implacable ennemi de Blanche et de son fils. Voyez les auteurs déjà cités.

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