‹ Douze journées de la révolutionChapitre 43 sur 53 · IV PROLOGUE · texte numérisé non relu

IV PROLOGUE

On ne ma pas blessé, mais on a voulu me blesser; c'est à l'intention que j'en veux, et je ferai du scandale à mon tour; je fonderai même un journal; la guerre m'amuse, je m'épanouis aux discussions orageuses. Vous voulez des hémistiches personnels, je vous en promets; attendez quelque temps; aujourd'hui je m'impose des limites décentes, il faut que je plaide pro domo meâ.

N'est-ce pas pitié que dans cette ville de boue, de luxure, d'ivrognerie, d'avarice, de débordemens; dans cette Gomorrhe vénale, dans cette Pentapole des sept péchés mortels, on trouve des hommes anonymes qui crient à la corruption contre un poëte isolé, pauvre, insoucieux d'or, de places, d'honneurs, de Moire, de tout ce que pourchassent, ventre à terre, ces hommes de calomnie, masqués en Dentatus dans notre éternel carnaval?

Et s'ils faisaient ainsi de la vertu, h la porte

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